5 étapes vers l’harmonie

Nous, propriétaire de chien, souhaitons que notre chien soit heureux et épanoui dans sa vie
Que nous adoptions un chiot, qui a tout à apprendre de la vie, ou un chien déjà adulte avec un passé, généralement nous souhaitons vivre le plus paisiblement avec notre chien.
Il arrive parfois que le chien ait quelques habitudes, un défaut ou un “gros caractère”, qui met à mal la relation que nous avons avec lui.

Quand le chien, se met à aboyer sans cesse, à détruire les meubles, à grogner sur les autres chiens, ou être très peureux, très très actif, qui n’écoute rien, etc…. il y a autant de possibilité qu’il existe de chiens sur cette terre.

Et nous, Humain, sommes parfois déstabilisés par ce chien qui ne correspond pas à nos attentes.

Il y a 5 étapes qui m’ont guidé sur le chemin de l’harmonie:

1.  Prise de conscience et Remise en question du maître 

Je me suis retrouvée confrontée à Mya, ma chienne, qui me posait de plus en plus de souci, je raconte son arrivée dans ma vie dans la page “à Propos
J’ai été rencontré des difficultés auxquelles je n’étais absolument pas préparée. Jamais dans ma vie je n’avais eu une chienne réactive aux autres chiens (quand elle est en laisse), jamais je n’avais eu un chien qui a besoin d’autant d’activité physique, qui est incapable de se concentrer 2 secondes, une chienne qui tire sur la laisse à m’en déboîter le poignet, une chienne qui s’excite instantanément pour “rien” et qui a du mal à se calmer ensuite.

Elle m’a fait vivre un enfer, et j’ai pleuré durant de nombreuses soirées.
Je ne me sentais absolument pas capable de la gérer, elle me faisait peur, et je me sentais complètement incompétente…. Je n’avais plus aucun plaisir à m’en occuper et à la promener.
A coté de ça, à la maison, c’est un ange, elle ne détruit rien, et est relativement calme. Elle accepte tous les petits chiens que je promène et joue avec eux.
Malgré tout ce que je ressentais de négatif pour elle, je m’y suis attachée, je l’ai choisie, et je pense que les rencontres ne sont jamais des hasards. Les rencontres humaines ou animal, nous permettent d’évoluer, d’apprendre et de grandir…. c’est ce que je pense au fond de moi…

J’ai suffisamment d’expérience canine derrière moi, pour savoir qu’une relation peut toujours évoluer favorablement, mais pour cela, il faut savoir se remettre en question.

Durant toute la première année de notre vie commune, mes pensées envers Mya étaient extrêmement négatives. Un vrai cercle vicieux.
Car plus l’on ressent des émotions négatives et moins on a envie de s’investir dans la relation, et plus la relation se dégrade, et plus le chien nous énerve, et plus il s’enfonce dans ses comportements indésirables. C’est très insidieux, et au début on ne se rend pas compte que l’on glisse vers tant de négativité.

Un jour, Mya m’a fait terriblement peur, en voulant attaquer un chien dans la rue, totalement incontrôlable, à grogner de tout son corps, les crocs dehors, poils hérissés, à tirer et sauter comme une folle, pour la 3ème fois, elle me déboîtait le poignet…. j’ai eu tellement mal, tellement peur et tellement honte que j’ai hurlé de rage. Je ne voulais plus la voir, je ne pouvais plus la “sentir”. J’ai de la chance d’avoir ma maman, autant passionnée de chien que moi. J’ai appelé ma mère, et je lui ai demandé de venir chercher Mya.
Il fallait qu’elle parte, car sinon j’aurai pu lui faire du mal et je ne voulais pas. Ma mère a pris les deux chiennes durant quelques jours.

Cette dernière expériences négative m’a fait prendre conscience qu’il fallait absolument que je réagisse et que nous ne pouvions plus continuer ainsi.

Pour se remettre en question, il faut dans un premier temps

    • observer la situation 
        • Ecrire ce que l’on vit, ce que l’on ressent
        • Ecrire les évènements qui se produisent
    • Analyser la situation
        • Quel est le problème?
        • Que faut-il modifier ?
        • A-t-on besoin d’aide?
    • Agir et modifier la situation
      • Accepter la situation actuelle
      • Se fixer des objectifs
      • Réaliser ses objectifs

Une remise en question, c’est un cheminement personnel, qui vient du plus profond de nous. C’est quelque chose que l’on choisit de faire, qui parfois s’impose à nous. La remise en question est un processus long et douloureux, car toutes nos perceptions, nos croyances, nos habitudes vont s’en trouver bouleversées. Il faut aussi savoir lâcher prise, et accepter de se faire aider. On apprend également à mieux vivre le moment présent.
La prise de conscience qu’il y avait un problème dans ma relation avec Mya, et se remettre en question a été ma première étape vers le chemin de l’harmonie.

2. S’informer et se former    

Depuis toujours, instinctivement, j’éduquais mes chiens. J’ai vu ma maman faire avec les siens, mais jamais je n’avais lu de théorie.
J’avais déjà conscience de certaine chose, mais il me fallait de nouveaux outils pour comprendre ma chienne.

Pour faire évoluer ma situation, j’ai passé de nombreuses heures à lire des livres, des études sur les chiens, sur leur comportement, leurs interactions, etc…
Grâce à toutes mes lectures, visionnage de vidéo, discussion avec des professionnels de l’éducation canine, j’ai pu faire évoluer mes connaissances.

Quand quelque chose nous pose problème, il est toujours bon de trouver une solution. Souvent lorsqu’il y a un souci, c’est du au fait qu’il nous manque des connaissances ou des compétences. Il n’y a rien de mal à ça, nous avons toute la vie pour apprendre.

3. Une volonté d’évoluer POSITIVEMENT 

Pour atteindre un chemin paisible et harmonieux, il faut obligatoirement une attitude positive.

En modifiant ses pensées négatives vers un regard plus positif. Notre comportement est dicté par nos pensées.

Si tous les matins, on se réveille en pensant que la journée va encore être difficile, que le chien va faire des bêtises, qu’il va nous énerver, qu’on le trouve chiant et ingérable. Alors malheureusement la situation n’évoluera pas. C’est valable pour toutes nos situations de vie.

En restant dans un un état d’esprit négatif, un comportement destructeur, violent, agressif, le chien ne pourra pas trouver sa place au sein du groupe familial. Le chien restera toujours en état d’alerte, (mon humain peu s’énerver d’un instant à l’autre) ou pire, il se résignera, et vivra dans une déstresse acquise toute sa vie.
Le maitre aura peut être l’impression d’avoir un chien heureux, mais malheureusement ce n’est pas le cas.

L’humain est extrêmement doué pour tendre à des pulsions négatives et destructrices. C’est souvent la solution de facilité de se fâcher, de gronder, s’énerver. A part créer du stress et de la peur, ça n’aide en rien à la relation.
C’est un art de tous les jours d’être dans un état d’esprit POSITIF, de rester CALME, de réfléchir avant d’agir, de vivre dans le moment présent…

Nos chiens sont parfaits. Ils vivent le moment présent, ils aspirent au calme et à la tranquillité. Leur “mauvais” comportement nous indique qu’ils ne sont pas bien dans leur vie.
C’est nous qui avons des attentes envers eux, nous voulons qu’ils marchent en laisse sans tirer. Nous voulons qu’ils restent bien sagement à la maison sans rien détruire. Nous voulons qu’ils puissent être sociable avec les autres chiens, etc…
Nous leur imposons un rythme de vie, alors autant trouver un terrain d’entente agréable pour chacun.

4. L’équilibre du chien  

Pour atteindre une forme d’harmonie, il faut que tous les besoins du chien puissent être comblés.

Les chiens ont différent besoin, comme celui de se sentir en sécurité, d’avoir des moments de tranquillité, d’avoir assez à manger, de pouvoir faire ses besoins, d’avoir des interactions avec ses congénères.
Ils ont également besoin de courir, se défouler, ronger et mastiquer des objets, faire des trou, aboyer, de renifler des odeurs… activité sexuelle, travailler leur intelligence…. etc…

Tous les chiens ont plus ou moins besoin de toutes ces activités. Certain chien comme les bouledogues n’auront pas besoin de courir durant 3 heures par jour. Par contre un border collie, pour qu’il soit a peu près bien dans ses pattes, il a besoin d’être stimulé, au minimum 2 heures par jour, il aura aussi besoin de travailler avec sa tête, sinon il s’ennuiera vite.

Un chien qui n’a pas la possibilité d’assouvir tous ses besoins, va développer d’autres comportements. Il trouvera peut être une autre occupation comme ronger les meubles.

Le vétérinaire et comportementaliste belge, Dr Dehasse dit que 1 heure de masticage équivaut à 3 heures de balade environ.

A nous de trouver l’équilibre entre les temps de sortie en balade, les jeux avec les copains, les moments de calme…

Avec Mya, j’ai mis un long moment à trouver notre super rythme de croisière. Au début, je pouvais la sortir 30 minutes le matin, en laisse. 30 minutes à midi en laisse. Et une heure le soir en libre… mais ça n’allait pas vraiment.
J’ai donc modifié ma façon de fonctionner et maintenant nous faisons 1 heure en libre le matin, et  en fin d’après midi 45 minutes en laisse ou en libre.
Elle est beaucoup plus posée et calme depuis que lui propose cet horaire. Elle peut bien se défouler le matin et ensuite elle se repose.
Avant elle gardait en elle son trop plein d’énergie, et ça n’allait pas. 

J’ai aussi modifié ma façon de lui proposer des activités. Durant les balades, elle voulait sans cesse jouer à la balle. Elle en était dingue et ne vivait que pour sa balle. Au point où elle ne pensait même pas à faire ses besoins.
J’ai fini par apprendre que des chiens comme Mya, en lui lançant la balle, ça lui faisait monter son taux de cortisol (c’est une hormone) dans le corps.
Le cortisol monte, et ne redescend que quelques heures voir quelques jours plus tard. Et plus je lui lançais la balle, et plus son cortisol montait. Et bien sur, elle était intenable et ingérable.
Je pensais que je défoulais ma chienne en lui lançant sa balle. Mais en fait, c’était un peu comme une droguée, elle attendait sa dose de lancé pour se sentir bien.
Il a fallu plusieurs semaine pour qu’elle cesse de me tourner autour, dans l’espoir d’avoir sa balle. Ou dès que je mettais les mains dans les poches, elle devenait fofolle. Elle a fini progressivement par comprendre qu’il n’y aurait plus de balle et surtout plus aucun lancé. Elle a appris qu’elle pouvait renifler le sol, jouer avec ses copains chiens, se rouler dans la terre, être calme et détendue, à l’écoute.
Clairement, j’ai appris quelque chose avec cette histoire de cortisol et ma chienne a commencé à se transformer à ce moment là.      

5. Une bonne relation 

Il n’y a pas tellement de miracle, le 5ème point qui me semble être important c’est celui d’arriver à créer une bonne relation avec son chien. En lui donnant envie de nous écouter. En trouvant la super motivation qui fait que le chien a envie d’être avec nous.

Créer une relation sur la confiance, le jeu, la complicité et non pas sur un rapport de force, de contrainte, de peur. Je ne dis pas qu’il faut être à 100 % parfait, mais il faudrait que la majeur partie de nos interactions avec le chien se passe de façon positive. Nous avons tous nos moments de fatigue, où l’on perd patience et où l’on s’énerve.

Ce qui compte vraiment, c’est d’en avoir conscience et d’avoir envie de créer une bonne relation.

Ce 8 août 2017, cela fera 2 ans que Mya partage ma vie… et cela fait seulement quelques semaines que nous avons enfin pu développer une bonne relation. Cette nouvelle relation se développe petit à petit, nous commençons enfin à toucher du doigt ce semblant d’harmonie qui me tient tant à coeur!!

Il faut vraiment croire en nous-même. Nous pouvons tous changer notre façon de penser et de fonctionner non? Qu’en pensez vous?
Laissez moi un petit commentaire, ça permet de faire connaissance.

A bientôt,
Amélie

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