Le chien et les jeux de balle

Hello,

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous le petit cadeau que m’a offert ma chienne Mya.

Mya est une louloute rescapée d’Espagne, attaquée par plusieurs chiens. 
Une chienne hyper excitée, excitable. Une mouche qui pète et elle devient ingérable.

C’est une chienne qui m’en a fait voir de toute les couleurs, j’ai du énormément me remettre en question pour pouvoir avancer serainement avec elle.

Au tout début de notre relation, j’allais lui lancer la balle tous les jours. Je pensais que cela la fatiguait et la dépensait….
C’était une toqué de la balle, incapable de faire autre chose que de regarder sa balle, ou mes mains. Je ne pouvais même plus mettre les mains dans mes poches, sans qu’elle ne saute comme un kangourou pour me choper l’éventuelle balle qui en sortirait.
Elle était incapable de renifler le sol, de se poser 2 secondes, d’être attentive, d’être calme, ou même concentrée.

Je pense que durant 1 année, j’ai fait cette erreur de lui lancer la balle ou autre objet. J’étais pourtant persuadée de bien faire, et qu’elle en avait besoin.

Un jour, j’ai compris le cercle vicieux dans lequel nous étions embarqué.
Le fait de lancer la balle… finalement… c’était juste une drogue pour elle. Ca lui faisait monter son cortisol tellement haut, qu’elle pouvait mettre des jours et des jours à en redescendre.

J’ai totalement arrêté de lui lancer quoi que ce soit. Au début, ça été un peu compliqué pour elle, car elle ne comprenait pas trop ce changement d’attitude de ma part.
Progressivement, elle s’est mise à renifler le sol, à pouvoir faire sa petite balade tranquille, sans me regarder toutes les 2 secondes. Et même à jouer avec d’autres chiens!!! Chose qui était totalement impossible tellement elle était dans sa bulle.

Aujourd’hui en balade, un Monsieur m’a demandé s’il pouvait lui lancer le bâton qu’elle avait en gueule.
J’ai dis oui pour seulement 2 ou 3 lancés…. en expliquant ma démarche.

Et là…. incroyable, le bâton lancé, Mya est allée le chercher, elle l’a pris en gueule et elle a continué sa vie.
Elle n’est pas revenue vers le Monsieur pour qu’il lui relance inlassablement le bâton.
J’étais sur les fesses!!

C’est pour moi une belle victoire, car depuis que j’ai totalement arrêté de lui lancer la balle, cela doit bien faire 1 an et demi maintenant, j’ai enfin une chienne qui commence à se poser, on peut faire plein de petits exercices ensemble.
Et surtout, en balade, elle est devenue super chouette.

Elle a enfin compris que jouer avec les copains, ou renifler des odeurs, c’est tout aussi chouette que de se faire lancer le bâton!

Pour les chiens toqués des jeux de lancé, évitez vraiment de leur lancer des jeux, ce n’est pas leur rendre service.

Amélie

La balade silencieuse

S’il y a bien quelque chose que j’adore faire, c’est la balade silencieuse.
Mais Késako?

C’est une balade où je laisse les chiens vivre leur vie. On se suit naturellement, on s’attend, on s’observe.
Je n’ai pas besoin de leur parler pour leur demander de venir, ou de m’attendre, ça se fait naturellement.
Je me promène dans des lieux calmes, sans route à proximité, cela facilite grandement la balade.

1001balade

A quoi ça sert?

La balade silencieuse permet d’offrir un moment de qualité au chien. Il est dans sa bulle, il peut renifler plein d’odeur.
Ils n’ont pas besoin qu’on les appelle sans cesse et qu’on leur dise quoi faire.

En pratiquant la balade silencieuse, je constate 4 avantages:

Le 1er C’est quoi moi, je suis beaucoup moins fatiguée.
Lorsque j’ai commencé les balades, j’étais souvent entrain de dire “ en avant, viens, tu laisses,” j’étais sans cesse entrain de les surveiller et de les appeler, car ils ne me suivaient pas forcément d’eux même.
Sans m’en rendre compte, je m’épuisais toute seule. (Maintenant je les surveille toujours, hein! Je sais parfaitement où se trouve chacun des 5 à tous les instants.)

Le 2 ème avantageles chiens apprennent à se responsabiliser. C’est eux qui doivent regarder où se trouve le groupe, si on avance, si on est à l’arrêt, si j’ai fais demi-tour…

Le 3 ème, les chiens deviennent beaucoup plus attentifs à moi, car si je leur parle c’est pour une raison. S’il y a un danger, s’ils faut qu’ils reviennent rapidement vers moi. S’ils doivent se stopper net.
Lorsque on leur parle régulièrement, notre voix devient un bruit de fond, et ils deviennent de moins en moins attentifs à nos demandes.

Et le 4 ème avantage, c’est que les chiens sont beaucoup plus apaisés ensuite. Le fait de pouvoir prendre un maximum d’odeur les calmes, et ils sont ensuite tous zens et reposés. C’est vraiment un moment rien qu’à eux. Je me déplace au rythme du groupe. Parfois c’est extrêmement lent, parfois ils vont plus vite.

Dans la vidéo, on peut voir que Joey le teckel est attaché, pour une seule raison, c’est que ce coquin passe sa vie à aller boire de l’eau… et qu’après il se rempli la vessie… Donc lorsque nous sommes à proximité de l’eau je l’attache et il peut quand même profiter.

Lorsque je promène 5 chiens à la fois, c’est vraiment agréable que de pouvoir les observer vivre leur petite vie, et savoir qu’ils sont attentifs à moi.
Si je me promène avec une autre personne, bien sur que nous allons parler. Mais nous conversons entre humain, le concept reste le même. Celui de limiter un maximum les demandes que l’on fait à son chien.

Tous les chiens peuvent pratiquer la balade silencieuse, avec Mya au début j’ai eu un peu de mal à ne plus l’interpeller sans cesse. Finalement le problème c’était moi, pas elle.
Il fallait que j’apprenne à lui faire confiance et à lâcher prise sur cette envie de “contrôle” de peur qu’elle n’aille trop loin.
Je pratique la balade silencieuse tous les jours avec tous les chiens que je promène, rien ne m’empêche aussi parfois de me poser un moment et s’ils ont envie, ils viennent se faire gratouiller. Mais sinon j’évite un maximum de les “souler”.

En leur proposant ce type de balade, étonnamment, j’ai gagné en complicité avec chacun d’eux.  Je promène Mistral, le jeune corgi depuis seulement quelques fois, et en très très peu de temps nous avons établi une complicité… alors que je ne lui parle pour ainsi dire quasiment jamais, mais il m’a associé à des balades super chouettes, et donc par conséquent je suis un élément super positif pour lui!

Et vous, comment se déroulent vos balades?

Defi semaine 3

Dans la vie, lorsque je me lance un défi, j’aime bien aller jusqu’au bout. Mais je vous avoue que 2 semaines de vacances ont fait une vraie vraie coupure et je n’ai pas su retrouver ma motivation immédiatement.

Six semaines se sont écoulées entre ma 2ème semaine de défi et la 3ème. Maintenant je suis relancée c’est bon!

JOUR 1

Aujourd’hui, j’ai décidé de refaire une petite séance sur ma terrasse avec Mya. Je voulais voir comment elle se comportait après tant de semaine d’arrêt.

Je trouve que finalement faire des pauses c’est bien aussi pour le chien, car cela lui permet d’assimiler les exercices que nous avons appris.

Par exemple dans cette vidéo, je vais lui demander 2 fois de tourner autour de la chaise, et elle le fait parfaitement.
Avant mes vacances, ça avait été un peu compliqué et elle ne comprenait pas vraiment ce que je voulais.

Ca été une séance intéressante, car il y a eu de la distraction autour de ma terrasse et j’ai donc pu mettre en place une série de click pour valider Mya lorsqu’elle se connectait à moi.
Sur la fin de la vidéo, on peut voir qu’elle n’est pas à l’aise, il y a quelque chose dans ma propriété qui la dérange. Dès qu’elle me regarde, je la click. Je lui apprends que lorsqu’elle a peur de quelque chose, si elle me regarde elle est gagnante.

Juste un peu avant, elle a eu une petite excitation, elle saute un peu dans tous les sens, et il lui est difficile de se concentrer. J’attends donc qu’elle se calme et la click une fois calme.

Ca vous donne une idée de ce qui nous attend à l’extérieur. Car généralement elle a ce comportement, elle se gère difficilement.
Moi elle peut m’agacer très vite lorsqu’elle fait ça. Donc je dois faire très attention à ne pas m’énerver et à vite prendre conscience qu’elle est entrain de m’agacer.
En fait ce n’est pas le fait qu’elle s’excite qui m’agace. C’est le fait que ce soit un comportement qu’elle a depuis toujours, et que je travaille dessus depuis 2 ans… et que l’évolution est vraiment lente. Et donc je perds vite patience.

JOUR 2

Aujourd’hui, je n’ai pas fait de petite séance, nous avons fait mieux!

Nous avons participé à notre première balade de groupe. Il y avait en tout 6 chiens. C’était une étape qui me stressait beaucoup. J’ai mis longtemps avant d’oser me lancer dans cette aventure car je sentais que Mya n’était pas encore prête.

Elle a été EXEMPLAIRE! Un ange, vraiment! Je ne regrette pas d’avoir attendu tous ces mois pour lui permettre d’être mieux dans ses baskets, et moins excitée.

Pendant une période, dès que je me baladais avec une autre personne, Mya était ingérable, mais vraiment, et la sortie était un vraie calvaire au point que les gens me disaient que Mya leur faisait peur, et en gros je comprenais bien que ce n’était plus un plaisir de se balader avec nous. Je ne pouvais même pas avoir une conversation avec la personne sans être interrompu toutes les 2 secondes par Mya.

Désormais, c’est du passé tout ça. Nous avons fait un bond de géant aujourd’hui. Et je suis vraiment très très fière du chemin parcouru. Elle n’a même pas essayé de sauter sur les 2 dames, elle vivait sa vie de chien normalement, comme n’importe quel chien NORMAL!  Elle revenait dès que je lui demandais, car il fallait traverser une route, ou laisser passer un cheval, sinon le reste du temps, elle était libre. Elle marchait sur le chemin, et pas dans les champs, elle reste a bonne distance de moi, ni trop près, ni trop loin.
Nous allons continuer ce genre de rencontrer-balade, elle va faire des progrès de folie!

JOURS 3  et 4

 Durant ces 2 jours, j’avais très peu de chien à balader avec 1001balades, j’ai donc décidé de prendre Kayla et Mya avec moi.
C’est quelque chose d’assez exceptionnelle que de pouvoir les prendre avec mon groupe de chien-client.
A l’époque Mya était tellement surexcitée qu’elle m’épuisait à peine sortie de la voiture. Elle n’écoutait rien, elle sautait dans tous les sens, elle tirait hyper fort sur la laisse, et elle fait sa couillon avec les chiens et les gens que nous rencontrions…
Autant dire que ce n’était pas une partie de plaisir.

Mais vu comment elle change ces dernières semaines, je me suis dit que j’allais re-tester. Je crois qu’aujourd’hui je peux le dire enfin. Mya devient INCROYABLE!
Vraiment, elle écoute, elle se comporte bien avec tout le monde, elle tire quasiment plus du tout sur la laisse. Elle saute beaucoup moins, et clairement son excitation est moindre maintenant.
Je suis tellement heureuse que nous soyons enfin sur le bon chemin, et ce n’est que le début.

C’était vraiment une super semaine, je réalise que plus je suis calme et moins je m’énerve et tout mon environnement me parait détendu.
Alors que si je passe mon temps à m’énerver ou m’agacer, c’est un engrenage, et tout va prendre une ampleur qui m’énerve.
C’est toute la difficulté de contrôler ses pensées et ses ressentis.

Ou du moins, d’en avoir conscience, et pas forcément les contrôler, mais juste les accepter et les laisser s’en aller. Essayez, vous verrez c’est assez magique.

Je n’ai pas vraiment travailler sur mes objectifs précisément, mais ce n’est pas grave, nous nous rapprochons tout de même un peu du but final.
Le fait qu’elle soit capable d’écouter à l’extérieur et d’être calme est un excellant exercice qui nous aidera énormément pour le sport plaisir.

J’ai hâte de pouvoir retourner prochainement au sport plaisir, et de voir comment se comporte Mya après tant de semaine d’arrêt.

Alors quel sera votre prochain défi?

perception et réalité;

Où comment nos sens nous jouent des tours…

La perception c’est quoi? C’est un mélange entre nos émotions, nos sentiments, nos expériences, notre savoir, nos sens, nos filtres.

Par exemple, je rentre dans mon appartement où il fait 20 degrés. Et moi je viens de dehors avec ma grosse veste et j’ai marché une heure avec mes chiennes. Ma perception du moment va être que je meurs de chaud.
Tandis que mon ami, installé sur le canapé avec son gros pull, se gèle les fesses.
Une fois que mon corps aura retrouvé un rythme normal, et se sera acclimaté au lieu je ne percevrai même plus s’il fait froid ou chaud. Juste une température normale.

La réalité c’est quoi? Il fait 20 degré dans l’appartement.

Ma perception avec ma grosse veste c’est qu’il fait trop chaud!
et 15 minutes après ma perception aura encore changé, il fera bon.
Pour certaine personne 20 degré il fera trop froid.

Avec les chiens c’est pareil. Nous vivons une situation et selon notre perception du moment on pense que c’est la réalité.
Mais peut être que pour une autre personne, elle percevra totalement autre chose, et donc pour elle, c’est une autre réalité.

Une de mes cliente a un chien qui aboie et tire sur la laisse lorsqu’il voit un autre chien. Ma cliente est persuadée que son chien est agressif et n’aime pas les autres chiens. “Il est méchant”.  C’est sa perception. En plus, ma cliente a peur des autres chiens.

Moi, lorsque je promène le chien, et qu’il aboie, je vois un chien qui a peur de l’autre chien et qui essaye de le faire fuir, je ne vois aucunement un chien agressif. Il exprime juste sa peur. 
Ma perception est différente, car je connais le langage des chiens, je sais interpréter leurs signaux, et fait la différence entre un chien qui a un comportement d’agression et un chien qui a peur.
Cela dit, un chien qui a peur peut aussi être agressif. Mais en l’occurrence dans ma situation ce n’est pas le cas. Car une fois que le chien renifle l’autre il se calme instantanément.

Imaginons que mon chien ait des comportements agressifs en laisse dans la rue lorsqu’il voit un autre chien.
Qu’est ce que je vais ressentir en bout de laisse face à mon chien qui grogne, qui hérisse le poils, qui montre les crocs, et qui surement tire sur la laisse et bien sur, n’écoute rien?
Quels émotions et sentiments peuvent me traverser?

Je sais que chez moi, je ressentirais de la peur, qui est une émotion. Je sais aussi que je ressentirai de la frustration, qui est un sentiment, car avoir un chien qui n’écoute rien, bah ça m’énerve.

Si j’ai très peur, j’aurai surement l’impression que ma chienne est vraiment très agressive, alors que si au contraire, j’arrive à rester calme, et pourtant dans la réalité la chienne a le même comportement, ma perception de la situation sera moins intense, et je percevrais ma chienne différemment.

Nos émotions prennent le contrôle sur notre raison, et sur notre capacité d’action et de réflexion.

Si je me laisse envahir par ma peur, et par ma frustration, comment vais-je réagir en situation d’agression?

-Probablement que je vais tirer sur la laisse, probablement je vais gueuler NON au chien, probablement je vais m’énerver.

Si je suis consciente que j’ai peur, et qu’une frustration est entrain de monter en moi, comment vais-je réagir?

– Je vais respirer un grand coup, je vais prendre conscience que mes mains deviennent un peu moite de peur, que mon rythme cardiaque s’accélère et je vais tenter de réfléchir à ce qu’il faudrait que je fasse pour calmer mon chien et reprendre le contrôle de la situation.

Il faut comprendre qu’un chien agressif, plus on le renforce en lui criant dessus, et en tirant la laisse, et plus il se renforcera dans son agressivité.
Nous devons donc apprendre à contrôler nos émotions, et à apprendre au chien un nouveau comportement acceptable. C’est un travail qui demande de long mois d’effort, ça prend énormément de temps et d’énergie.

En ayant conscience que nos émotions influencent énormément notre perception cela nous permet d’être plus attentif et de se questionner si je suis proche de la réalité, ou si au contraire je suis totalement à l’ouest.
Ce n’est pas toujours évident de comprendre que nos perceptions NE SONT PAS la réalité.

Posez vous la question, si ce que vous vivez est proche de la réalité, et comparez avec votre entourage comment eux perçoivent la situation.

mon chien m’épuise

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet dont on n’ose pas forcément évoquer avec son entourage… de peur parfois de ne pas être compris. Ou parfois même nous n’avons pas encore conscience que nous nous laissons embarquer dans une spirale d’émotions.
Et lentement on se laisser totalement épuiser par notre chien.

Eh oui, c’est tout à fait possible d’être épuisé par son chien! Je l’ai vécu, et j’avais honte de me l’avouer….

Je me sentais honteuse car quand même… un chien, ça reste un chien, il n’y a pas de quoi s’épuiser!

NON!

On a le droit d’être épuisé!
L’épuisement c’est plus qu’une simple fatigue, c’est quelque chose qui envahit tout l’être et dont on n’arrive plus à se défaire.

Lorsque nous sommes confronté à un chien difficile, dont on investi beaucoup de temps et d’énergie, pour des résultats moindre, ça fini par décourager.
Lorsque l’animal est malade, et qu’il demande beaucoup de soins, on s’inquiète à son sujet, les finances qui sombrent dans le rouge…
Ou le chien qui détruit et il faut racheter du matériel, des meubles, etc…
Le chien agressif qu’il faut gérer, et aussi gérer les remarques des gens dans la rue… C’est très dur.
Le chien qui aboie sans cesse…
Il y a tellement de possibilités de pourquoi notre chien fini par nous épuiser.

Si vous êtes entrain de lire cet article, c’est que surement vous vous sentez découragé par votre situation, et que vous cherchez du réconfort ou des pistes sur comment agir?

Ce que j’ai envie de vous dire, c’est que peut importe ce que pense votre entourage, s’ils vous font des remarques négatives, ou s’ils ne comprennent pas ce que vous vivez, ce qui compte vraiment c’est ce que vous ressentez au plus profond de vous.

En arrivant à accepter qu’on est épuisé, à mettre des mots sur le malaise, alors seulement on peut commencer à travailler et changer le quotidien.

Comment?

  • Essayez de rencontrer ou de parler avec des personnes qui vivent la même chose que vous. Cela peut vous aider à vous sentir soutenu et compris.
    Parler et exprimer ses émotions, sans que la personne en face ne nous juge, ou cherche à nous trouver une solution au problème. C’est ce que l’on appelle une écoute active.
  • Acceptez que vous êtes épuisé
  • Essayez d’écrire sur une feuille les émotions et sentiments qui traversent en vous durant la journée
  • Essayez d’écrire toutes les petites choses que votre chien fait de positif et qui vous font sourire
  • Rencontrez un éducateur canin en positif, afin d’établir un programme de travail
  • Fixez vous 1 objectif (ou plusieurs) à atteindre, quelque chose de réaliste et atteignable.
  • Et si vous avez vraiment besoin de souffler, trouvez de l’aide. Soit en mettant votre en chien en pension quelques jours, ou s’il est malade, autorisez vous à faire une petite pause, demandez à une personne de confiance de venir s’en occuper. L’instant d’un après-midi pour commencer et aller faire autre chose, cela vous redonnera un peu d’énergie.

    Toutes nos pensées sont dirigées sur ce qui nous pose problème, et tout tourne autour du problème ( chien agressif, peureux, aboyeur, destructeur, malade). Il nous est difficile de prendre suffisamment de recul face à la situation et de voir quelles solutions nous pourrions trouver.
    La difficulté avec l’épuisement, c’est d’arriver à en sortir. De trouver suffisamment de ressources pour pourvoir rebondir et devenir encore plus performant par la suite.
    Car tant qu’on est dans cet état d’épuisement, nous ne sommes pas vraiment au meilleur de nous-même et c’est quasiment impossible de faire un bon travail de ré éducation.

    Avec Mya, il m’a fallu plusieurs fois faire des “pauses”. Je la confiais à ma mère le temps d’un week-end, et cela me permettait de penser à autre chose, et d’être beaucoup plus disponible lorsque je la récupérais. Faire une pause, me permettais d’analyser ce que je vivais, et de prendre du recul. Mes émotions pouvaient redescendre un peu. Le temps d’un week-end je pouvais vivre normalement, sans avoir une boule au ventre, et être en stress.
    C’est dur de ce dire que le chien qu’on aime nous pourrit parfois la vie, et ce n’est vraiment pas le but d’une relation homme-chien. Heureusement, il existe des solutions.

    Si votre chien est gravement malade, je souhaite de tout cœur que vous trouviez une personne sur qui vous reposer et sur qui vous pouvez compter, c’est vraiment très important. Parler sur un forum ou ici dans les commentaires, peut grandement vous soulager le temps d’un instant. Vous n’êtes pas tout seul, et d’autres personnes ont ou vivent la même situation, c’est important de pouvoir s’entre-aider et se soutenir.
    Lorsque Boby, mon chien a eu son cancer, il est parti en 1 mois et demi, je crois que ça été le pire moment de ma vie. J’ai eu une chance inouïe d’avoir un soutien très important par ma famille et mes amies proches. C’est vraiment très important de trouver du réconfort et de ne pas rester seul.
    un-chien-de-reve.com boby malade

Communiquer avec son chien

Comment je communique avec mes chiens?

Je communique par la parole

Je suis persuadée qu’à force de vivre avec nous, ils comprennent nos intentions, et ils peuvent associer un mot à une action, ou à un objet.
Lorsque Boby était à mes coté, je lui demandais simplement quelque chose, et les gens autour de moi me disaient “mais c’est dingue, on dirait qu’il te comprend”.
Ca a impressionné un certain nombre de personne.
Boby comprenait des mots simples.

Au quotidien, je lui parlais pour des raisons bien précises, pas pour ne rien dire. Il était habitué à ce que je lui dise ce que nous allions faire.
Si l’on parle sans cesse au chien. Ce dernier fini par ne plus écouter ce qu’on lui dit.

Lorsque j’ai adopté Kayla et Mya, au tout début, elles n’étaient pas attentive à mes paroles. Il a fallu plusieurs mois pour qu’elles s’habituent au fait que oui je leur parlais, et qu’il y avait un sens à mes mots.
A force de répétition, le chien apprend très vite et associe les mots aux actions.

Il y a des mots/phrases dont je sais parfaitement qu’elles en ont compris le sens c’est : Manger, vous avez faim?, pipi, je reviens, vous allez restez ici, et la balle (pour Mya). Il y a pleins pleins d’autres mots. Mais ceux là, sont vraiment acquis.

Je garde souvent des petits chiens à la maison, et je remarque très vite les chiens qui ont l’habitude qu’on leur parle, et ceux qui ne sont pas du tout attentif à cela.

Qu’est ce que cela nous apporte de parler à son chien?
Je trouve qu’ils développent leur intelligence, leur capacité de réfléchir, de trouver des solutions, et ça facilite grandement le quotidien.

A la maison, j’ai souvent 4 ou 5 chiens, et lorsque je souhaite partir avec 3 petits et laisser Kayla et Mya à la maison. Je leur dis simplement “vous allez restez ici”. Et elles restent couchées à leur place.
Il faut quand même s’imaginer que Mya à chaque fois que je mets ma veste, mes chaussures et que je prends des laisses, Mya saute dans tous les sens, impatiente de sortir.
Et lorsque je dis cette phrase, elle comprend, et elle reste parfaitement calme et sage à sa place.
Je peux vous assurer que c’est un grain de temps et d’énergie pour moi. Je n’a plus à me “battre avec elle” pour qu’elle se calme et qu’elle reste sagement à la maison.

Comment donner un ordre?
Lorsque je souhaite faire une demande à un de mes chiens, généralement je l’appelle par son prénom, j’attends qu’il soit attentif et je lui donne “l’ordre” ( je n’aime pas ce mot)

En balade, j’entends très souvent des gens qui cherchent à faire revenir leur chien en appelant juste le chien par son nom.
“Médor…..  Méééédoooorr….. MÉDOR!”   Mais Médor quoi???

Médor, tu viens? C’est toute simple… et ça facilite la communication et la relation.

 

 

Je communique par mon langage non verbal (le corps)

En balade par exemple, je suis la plupart du temps silencieuse, je n’interagis presque jamais avec mes chiens.  C’est le concept de la balade silencieuse.
Le but de la balade silencieuse est d’offrir un moment au chien, où il est totalement libre d’aller là où il veut ( tant qu’il reste dans une zone autorisé autour de nous).
Nous évitons de lui parler et de le solliciter pour rien. Et on lui parle seulement s’il y a un danger, ou s’il faut qu’il revienne vers nous. Ou juste pour le féliciter de nous avoir regardé ou attendu.

Ce concept permet au chien de vivre sa vie, et il apprend à nous observer et à nous suivre naturellement. Si l’on sent qu’il va trop loin, au lieu de le rappeler, on fait demi-tour sans rien dire. A force les chiens apprennent à regarder où nous sommes.
Le but est de les rendre automne et acteur de leur balade.

Être silencieux ou ignorer son chien est une forme de communication. Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas, qu’on ne communique pas.

Car si l’on est sans cesse entrain d’appeler son chien, de lui dire “tu laisses”, de lui parler pour rien, de lui donner des autres inutiles, de dire “allé en avant”…. le chien fini par se blaser et devient de moins en moins attentif à nos paroles.

Notre posture corporelle est très importante pour le chien. Il y est très sensible. Il peut déceler toutes nos émotions.

Une erreur courante
Lorsque nous marchons en ville avec notre en chien en laisse et que nous allons croiser un autre chien. Quel va être votre reflexe?
Le tirer vers vous pour ne pas qu’il aille dire bonjour à l’autre chien?
Ou votre chien va tendre sa laisse pour aller dire bonjour et vous résistez?
Le prendre dans vos bras?

C’est un reflexe que nous avons, tirer sur la laisse! En tirant sur la laisse, nous indiquons à notre chien qu’il y a un danger potentiel. Et cela peut développer chez lui de la frustration qui peut se transformer plus tard en agressivité.
Alors que si l’on demande au chien d’être connecté à nous, d’éventuellement marcher au pied, et de pourquoi pas aller dire bonjour à l’autre chien une fois que l’on est calme (si bien sur l’autre maître est d’accord)  le chien apprend que croiser des chiens dans la rue, cela peut être agréable.
Ce que j’aimerai faire comprendre, c’est que par notre posture corporelle, nous indiquons des choses au chien, qu’elles soient positives ou négatives et qu’il y aura forcement des conséquences à un moment donné. Et généralement, nous ne nous rendons même pas compte que nous tirons sur la laisse.

Un autre exemple, Mya a tendance à vouloir sauter sur moi ou autre personne pour dire bonjour. Je me refuse bien évidement de lui mettre des coups. La seule méthode qui ait fonctionné avec elle, lorsqu’elle saute, c’est de lui tourner le dos et rester immobile le temps qu’elle se calme. C’est une forme de communication. Je lui indique que ce n’est pas la bonne attitude à avoir.

Le chien en laisse
Lorsque nous baladons nos chiens en laisse, souvent au lieu de parler et de simplement leur demander de nous suivre ou de laisser un mouchoir tout sale, on va tirer sur la laisse.
Sans même réfléchir, on tire. Lorsque l’on tire sur la laisse, il y a zéro communication. La laisse, c’est vraiment un fil pour nous relier au chien, mais nous ne devrions jamais tirer dessus.
Pourquoi?
De 1, ça génère une tension dans le corps du chien, et il va tirer dans l’autre sens. Ca casse toute la communication.
De 2, le chien n’apprend pas à réfléchir par lui-même et à se responsabiliser.
De 3, souvent on tire alors que le chien est entrain de renifler quelque chose.
Le but d’une balade pour le chien, est de sentir toutes les odeurs qui l’entoure. Alors laissez le sentir, et ensuite appelez-le pour qu’il se remette en marche.
Et si au lieu de tirer, on détend la laisse, on s’accroupie et on l’appelle? Le chien se détendra peut-être, et il aura plus de plaisir à venir vers nous non?

 

 

Je communique par la pensée

Parfois j’avais juste à penser à une action et Boby le faisait. Le lien que nous avions était extrêmement puissant, aussi étrange que cela puisse paraître, je suis maintenant persuadée qu’il existe d’autre forme de communication que le verbal ou les messages physiques que nous envoyons.
Je remarque surtout cette forme de communication lorsque je souhaite faire un exercice précis avec un de mes chiens.
Si mon esprit est calme, concentré, que je visualise mentalement l’exercice que je souhaite demander, généralement tout se passe comme sur des roulettes.
Et si au contraire, je suis perdue dans mes pensées, stressée, pas à mon affaire, ça fini toujours par partir en cacahuète.

Si j’envoie des bonnes ondes positives à Mya, du style “tout est cool, tu es cool, le chien en face est cool”, ça a forcément une incidence sur mon propre corps et mes propres émotions, et j’envoie un message positif.
Si au contraire, je me dis “Merde, ca va pas le faire, Mya NE FAIT PAS l’idiote”… j’envoie un message négatif et l’on peut être sur que Mya va réagir.

C’est valable pour les chiens qui détruisent à la maison. Si on se dit “il va encore faire une bêtise” vous lui projetez une image négative et forcément il va détruire.
Alors que si vous choisissez de chasser ces mauvaises pensées, et de visualiser votre chien calme, entrain de jouer avec ses jouets, généralement on repart sur une bonne base.

Nous aurons beau mettre des mesures éducatives en place, et tenter de modifier le comportement indésirable du chien. Mais si nous même de changeons pas notre attitude…. rien ne changera.

 

 

J’apprends à “lire” mon chien et à analyser ses postures.

Pour communiquer efficacement, il faut aussi savoir lire son chien. Comprendre ce qu’il nous raconte.
Les chiens ont une panoplie de signaux, qui leur permet de s’exprimer et de se faire comprendre. A nous, d’apprendre les signaux et arriver à décoder le message.

Un chien qui bat de la queue, ne veut pas nécessairement dire qu’il est content…
Un chien qui se couche sur le dos les 4 pattes en l’air, ne veut pas forcément des gratouilles sur les ventres…
Un chien qui grogne est un chien qui communique, ce n’est pas un chien agressif…
Un chien baille ne veut pas spécialement dire qu’il est fatigué…

Il y a plein de petites choses comme celle-ci, où nous pouvons avoir une croyance avec une raison “humaine”, mais pour le chien le message est tout autre.

 

Alors comment établir une bonne communication?

 En étant toujours calme et positif envers son chien
Ne jamais le gronder physiquement, ni lui crier dessus,
Lui parler avec des mots clairs et simples
Dire le nom du chien, et lui faire une demande
Ne pas le “souler” de paroles incessantes.
Ne pas tirer sur la laisse
Être au clair dans sa tête
Et lire son chien, s’assurer qu’il est disponible pour communiquer avec vous.

Une connaissance a une chienne âgée de 10 ans maintenant. Cette personne a toujours pensé que sa chienne était agressive et méchante envers les autres chiens. Car la chienne aboie et se met dans des états pas possible à vue d’un autre chien. Quand la chienne agit ainsi, la dame tire la laisse et gueule sur son chien “NON NON ARRETE”, en boucle jusqu’à ce que le chien se calme.
Pourquoi le chien s’est-il calmé?

Car l’autre chien s’est éloigné….

Cette dame et sa chienne sont dans un cercle vicieux où personne ne s’écoute, où il y a zéro communication.

Et pourtant, cette chienne, je la garde souvent chez moi. Les deux ou trois premiers jours, elle aboie contre les autres chiens c’est sur. Sauf que moi je ne réagis pas. Je ne lui dis rien, je ne tire pas sur la laisse. Et la chienne finit par se calmer très rapidement.
Au bout de quelques jours, elle aboie juste une ou 2 fois et me regarde…
A la fin du séjour généralement, elle ne réagit plus aux autres chiens…

J’ai tenté d’expliqué mon fonctionnement à la propriétaire, mais celle-ci a essayé une semaine et a repris ses anciennes habitudes. En me disant que lorsqu’elle aboie, il faut la gronder bien fort… Alors à chaque fois que je récupère la chienne, il faut tout recommencer. Mais avec le temps, elle comprend de plus en plus rapidement qu’elle n’a plus besoin d’aboyer lorsqu’elle est avec moi.

Ca fait 10 ans que ça dure… Car la dame n’arrive pas à se remettre en question, et à comprendre qu’elle doit changer sa propre attitude.

Le comportement d’un chien se façonne en fonction de son environnement, et de la réaction de son propriétaire.
Mettre en place des mesures éducatives avec un éducateur en positif c’est bien. Changer sa propre attitude et son comportement c’est encore mieux, la clé du succès.

Je vous mets au défi de vous observer lorsque vous chien sent une odeur, et que vous voulez continuer à avancer, que faites vous?
Vous le tirez ou vous lui dites “en avant, ou on y va” ?

Livre de La Méthode Tellington TTouch®

Quelques mois après l’arrivée de Mya, j’ai entendu parler de la Méthode Tellington TTouch®.
Je me suis offert le livre à défaut de pouvoir me payer une vraie consultation.
Ce livre m’a beaucoup aidé pour changer ma vision négative que j’avais envers Mya. Après sa lecture, j’ai décidé de modifier mes pensées, et de vraiment m’y tenir.
Il faut 21 jours pour qu’un humain change ses habitudes. Avec un peu de volonté et de motivation, nous pouvons tous arriver à changer une situation qui nous déplait.

Je n’ai jamais vraiment appliqué les touchés dont parle le livre. Je manque de rigueur pour le faire tous les jours. Mais par contre je me suis concentrée à 100% sur la modification de mes pensées.

J’aimerai vous faire un rapide aperçu du livre, car je pense qu’il vaut vraiment la peine d’être lu, et que la méthode peut vraiment vous aider si votre chien a des peurs, ou des soucis de comportement.

La Méthode Tellington TTouch®

1. Les bases théoriques 

La pensée positive

Le Tellington-TTouch®-Training permet de découvrir son chien sous un nouvel angle, en créant un partenariat et un niveau de compréhension du chien plus élevé qu’avec une éducation traditionnelle.
Des récentes études scientifiques ont démontré que l’on peut améliorer le comportement du chien avec des pensées positives.
Les propriétaires de chiens voient leur chien qui aboie, tire sur la laisse, qui a peur des bruits. Les gens n’arrivent pas à se représenter leur chien autrement. 

  • La cléf du changement est là. Se représenter mentalement le chien comme nous aimerions qu’il soit et pas comment il est actuellement. 

Grâce aux différents TTouch et des exercices du Parcours d’apprentissage, vous pourrez modifier étape par étape le comportement du chien. 

La méthode permet d’agir sur le ressenti corporel et sur la posture du chien, en modifiant sa conscience corporelle vous modifiez son comportement. 

Si un chien rentre sa queue entre ses pattes, cette posture exprime de l’insécurité, voir de la peur. Si l’on parvient à modifier la position de la queue, le chien change de comportement et se libère de sa réaction instinctive. Les TTouch sur la queue vous aident à modifier la posture de votre chien”, p.9”

Les débuts de la méthode TTEAM

L’auteur nous raconte comment est né la méthode. Linda Tellington-Jones était appelé auprès d’animaux nerveux, pour les calmer. Elle travaillait selon la méthode Feldenkrais qui a pour but de stimuler de nouvelles cellules du cerveau grâce à des nouveaux mouvements sur le corps. Il était difficile d’expliquer aux propriétaires d’animaux, ce qu’il fallait faire pour que les animaux se calment.
Un jour, Linda a dit à une propriétaire “Ne te préoccupe pas de ce que je fais. Pose tout simplement ta main sur ton cheval et fait bouger sa peau avec des mouvements circulaires. p.12”
Surprise d’elle-même à la suite de ses propres paroles et de voir que la propriétaire du cheval pouvait calmer son cheval grâce aux mouvements circulaires, elle s’est mise à expérimenter divers mouvements.

Les TTouch permettent de détendre le corps, de réduire le stress, évacuer la peur mais aussi aider à la guérison de maladie et soulager les douleurs.

 

Le stress

Le stress c’’est lorsqu’un être vivant se sent dépassé par une situation, et qu’il ne sait plus gérer la situation. Chez le chien le stress s’exprime grâce a divers signaux comme par exemple:

  • signaux d’apaisement
  • toilette excessive
  • excitabilité exacerbée
  • battement de queue intempestif
  • etc…

En cas de stress, le corps produit des hormones comme l’adrénaline et le cortisol, c’est pour préparer le corps à fuir ou à attaquer. L’organisme met du temps pour éliminer ces hormones et les TTouch peuvent aider à accélérer l’élimination. 

“Les TTouch, les bandages, le Parcours d’apprentissage et le lissage à l’aide de la baguette sont des outils formidables pour gérer efficacement le stress, dès les premiers signes. p.17 “

Le point de vue d’une vétérinaire 

Martina Simmerer, une vétérinaire, qui a enseigné à l’université est convaincu de l’efficacité des TTouch. Son esprit scientifique la poussé à monter un groupe de travail avec des étudiants afin d’approfondir les données.

“Les résultats indiquent que le TTouch entraine des changements physiques et permet par exemple de retrouver rapidement un pouls normal. L’analyse des ondes cérébrales montrent une activité intense des ondes caractéristiques des processus d’apprentissage. Quant aux bilans sanguins, ils ont révélé une diminution de la production des hormones et de stress.p.19”

Récits d’expériences d’éducatrices canines

Les éducatrices expliquent que dans leurs cours au quotidien, elles rencontrent une multitude de chien à problème, comme des chiens agressifs, timides, qui ne tiennent pas en place.
Le stress est bien généralement la cause de tous ces maux et bloquent les possibilités d’apprentissage.  Elles utilisent donc les TTouch en rééducation et obtiennent des résultats après 20 minutes de séance. Les chiens sont plus apaisés et détendus. 

2. Tellington-TTouch 

Comment fonctionne le travail corporel TTouch?

Le travail corporel TTouch se compose de mouvements doux et circulaires, soulevants et lissants qui modifient le comportement, renforce le bien être et améliorent la relation humain-chien. p.38” 

Le but du TTouch consiste a activer les cellules et à favoriser la communication entre elles. p39”

Les neuf éléments du TTouch 

1 Le cercle de base
2 L’échelle des degrés de pression
3 La vitesse
4 La pause attentive
5 Le lien entre les TTouch
6 La position du corps
7 Une respiration consciente
8 L’intention
9 Le feed back

Ces neuf éléments vont permettre de mettre en pratique les TTouch de façon efficace.

Le livre donne toutes les explications pour pratiquer les différents TTouch:


TTouch du Coquillage   – relation de confiance et sentiment de sécurité

Le Coquillage vous permet d’établir un contact en douceur, pour débuter une séance par exemple. Il convient à presque tous les chiens. Si votre chien est peureux, sensible au contact, émotif, malade ou âgé, ce TTouch lui fera beaucoup de bien. Votre main établira un contact chaleureux et lui procurera un sentiment de sécurité. Avec ce TTouch vous apaiserez les animaux nerveux et peureux. Il intensifiera également la relation qui vous unit à votre animal.
Le Coquillage aide à réguler la respiration et à mieux gérer les situations stressantes comme une visite chez le vétérinaire ou une manifestation canine. p.44” 

TTouch du Léopard Allongé   – apaisement et approfondissement de la relation 

Avec le Léopard Allongé, la main repose délicatement sur le chien: elle transmet une sensation de chaleur et apaise. Les doigts s’adaptent à la forme du corps et exercent une légère pression. Ce TTouch établit une relation de confiance et détend. Il occupe une place intermédiaire entre le Coquillage, qui procure une sensation de chaleur, et la Panthère Nébuleuse, ciblé et plus précis. Ces mouvement délicats renforceront la confiance entre vous et votre chien. p.46” 

TTouch de la Panthère Nébuleuse   – conscience, attention et approfondissement de la relation

La Panthère Nébuleuse est le mouvement de base à partir duquel les TTouch circulaires se sont développés. Vos doigts légèrement pliés travaillent avec une pression légère ou plus marquée.
Ce TTouch favorise le bien être et renforce la confiance réciproque. C’est un bon moyen pour capter l’attention de votre chien. Grâce à ce TTouch, votre chien sera plus disposé à communiquer et à coopérer. La panthère Nébuleuse aidera votre compagnon à mieux gérer les nouvelles situations, par exemple dans un nouvel environnement, au travail ou en concours, pour les chiens thérapeutes ou de sauvetages. Par ce travail, vous améliorez la coordination des chiens peu sûrs d’eux ou souffrant de problèmes neurologiques. p.48”

TTouch du Raton Laveur   – pour les endroits du corps blessés, enflés ou sensibles

La Raton Laveur est le TTouch le plus léger et le plus délicat. Il convient particulièrement bien aux endroits du corps très sensibles et il accélère les processus de guérison.
Il convient bien aux petites surfaces, par exemple sur des blessures, en cas d’arthrose aux articulations ou sur les orteils. Ce TTouch est beaucoup pratiqué sur les chiots et les chiens de petite taille. Le Raton Laveur vous permettra d’apaiser rapidement les douleurs en exerçant une pression minime. Avec ce TTouch, vous pouvez accélérer les processus de guérison et augmenter la prise de conscience dans les zones en question. p.50”

TTouch de l’Ours   – apaisement des démangeaisons et effet réparateur

Les TTouch du Raton Laveu et de l’Ours se ressemble beaucoup, à la différence qu’on utilise les ongles dans le second. L’Ours est utile pour traiter les démangeaisons cutanées et les eczémas ainsi que pour les chiens très musclés. p.52”

TTouch du Tigre   – apaisement des démangeaisons et activation

Exécutez quelque Tigres pour calmer un chien nerveux ou hyperactif ou apaiser des démangeaisons sur de grandes surfaces. Beaucoup de chien apprécient le Tigre réalisé avec une pression de degré 1-2. Ce TTouch est aussi utile en cas de paralysie ou de mobilité restreinte. p.54”

TTouch Troïka   – stimulation et détente

Le Troïka est un TTouch récent qui fait partie des mouvements combinés. Il peut stimuler ou détendre. Il active la circulation sanguine et favorise la confiance. p.55”

TTouch du Lama   – pour des chien qui ont peur du contact physique

Le Lama est exécuté avec le dos des doigts allongés ou de dos de la main, un contact qui est ressenti comme moins menaçant par les chiens émotifs et sensibles au contact. Utilisez ce TTouch au début, en attendant que votre compagnon prenne confiance et que vous puissiez passer à d’autres TTouch. p.56”

TTouch du Chimpanzé   – confiance

Comme le Lama, le Chimpanzé aide à établir un premier contact, car il favorise la confiance et s’avère pratique si le chien se trouve dans une position inconfortable pour exécuter un TTouch avec la face interne des doigts. p.58”

TTouch du Python   – détente et apaisement

Le Python convient aux chiens timides, peu sûrs d’eux, tendus, hyperactifs et mal coordonnés. La peur la tension et l’hyperactivité empêchent le chien de sentir son corps et d’avoir confiance en lui. Ce TTouch permet au chien d’avoir les ‘pieds sur terre’ afin qu’il retrouve son équilibre mental, émotionnel et physique. Quand un chien est stressé, le sang irrigue davantage ses organes vitaux que ces extrémités. L’animal est en mesure de réagir rapidement et de prendre la fuite ou d’attaquer en cas de danger imminent. p.60”

TTouch du Python Enroulé   – activation et respiration approfondie 

Ce TTouch combine un TTouch circulaire et le Python. Tandis que le TTouch circulaire éveille l’attention de l’animal, le cerveau de la personne qui pratique le TTouch s’active entre dans un état dit d’esprit vif et éveillé. En outre, le Python approfondit la respiration et favorise une attention détendue. p.62”  

TTouch de la Tarentule   – apaisement et activation

La Tarentule, plus précisément ‘la Tarentule tirant la charrue’ est une variante adoucie du roulement de peau. Ce TTouch peut être apaisant ou stimulant en fonction de la manière dont il est pratiqué. La Tarentule atténue la sensibilité au toucher et stimule la circulation sanguine. Il est très utile pour les chiens qui réagissent au contact avec nervosité et qui n’ont pas une bonne perception de leur corps. Par ailleurs, ce TTouch améliore la relation de confiance qui vous unit à votre chien. Essayez la Tarentule sur vous-même ou d’autres personnes afin de ressentir son effet. p.64”

Lissage des poils   – détente, apaisement et activation

Lisser les poils est une bonne manière d’établir un contact avec votre chien. Cet exercice détend la personne qui pratique et l’animal le reçoit. Le lissage des poils est une expérience agréable et positive pour le chien. Il prépare au brossage et au trimmer et aide à surmonter sa peur des soins du pelage en général. La racine du poils entretenant une étroite relation avec le système nerveux, ce TTouch est aussi recommandé en cas de problèmes neurologiques. p, 66”

Vache Lécheuse   – pour une meilleure conscience corporelle

La Vache Lécheuse fait partie des TTouch lissants. Ces mouvements lissants exécutés avec lenteur relient la partie ventrale au dos du chien. Ils améliorent la mobilité, par exemple avec le slalome, en agility, et pour les demi-tours en Obé rythmée ou en Obéissance. Outre son utilisation sportive, la Vache Lécheuse recharge les batteries d’énergie. Elle stimule la circulation sanguine et améliore la conscience corporelle. La plupart des chiens adore ce TTouch. p.68”

Marche de Noé   – prise de contact et fin d’une séance

La Marche de Noé fait partie des TTouch lissants. Nous l’utilisons souvent pour terminer une séance de travail corporelle TTouch. Il est important d’observer les signaux d’apaisement du chien et de respirer avec régularité. Les TTouch ciruclaires favorisent la prise de consience corporelle à différents endroits, tandis que la Marche de Noé relie toutes les parties entre elles. La conscience se propage ainsi à tout le corps. p 70”

TTouch du Zig-Zag   – attention et focalisation

Ce TTouch est une variant de la Vache Lécheuse. Les lissage sont alternés, soit d’abord dans le sens du poils puis à rebrousse-poil. Tout le tronc du chien est activé. Le Zig-Zag est particulièrement recommandé sur les chien nerveux ou hyperactifs, pour capter leur attention. Il relie les parties du corps entre elles et peut être exécuté à bon rythme. p.72”

TTouch de la Chenille   – apaisement

La Chenille est réalisée à l’aide des deux mains. Ce TTouch apaise les tensions dans les épaules, le dos et le cou en cas de nervosité et d’angoisse. Il peut aussi soulager les douleurs articulaires dues à l’arthrose avec une pression de degré 1. Ce TTouch tient son nom de la chenille, car il fait penser à son mode de déplacement. Auparavent, il s’appelait ‘le Ver de Terre’. p.74”

Soutien Ventral   – anti-stress, antispasmodique et détente

Grâce au Soutient Ventral, les chiens détendent leur musculature abdominale et respirent plus profondément. Les crampes s’atténuent. Le Soutient Ventral est particulièrement efficace en cas d’hyperactivité, de peur, d’agressivité, de problèmes de digestion, de chiens peureux, de chiennes gestantes, d’arthrose dans les pattes, les problèmes dorsaux ou de difficultés à se lever. Attention : ne pas pratiquer en cas d’hernie discale! p.76”

TTouch sur le museau   – influence sur les émotions et la capacité d’apprentissage

Les TTouch sur le museau et dans la gueule agissent sur le système limbique, une partie du cerveau qui contrôle les émotions et gère les processus d’apprentissage ainsi d’autres mécanismes corporels vitaux. Ils sont donc très indiqués dans de nombreuses situations, surtout en cas de peur, stress, nervosité, hyperactivité ou aboiement et gémissement incontrôlés. Aussi étonnant que cela puisse paraître, beaucoup de chiens qui pincent, mordent ou se montrent agressifs envers d’autres chiens ou des êtres humains réagissent très bien au TTouch sur le museau et changent de comportement. Naturellement, seuls des praticiens qualifiés de la méthode Tellington ou des éducateurs canins sont aptes à travailler sur des animaux agressifs. p.78”

TTouch sur les oreilles   – premiers secours, pour calmer et apaiser la douleur

Le TTouch sur les oreilles peut s’avérer d’une grande aide en cas de problème de digestion en tous genres, de nausées, de constipation et de diarrhées, en complément de soins vétérinaires. Nous activons aussi le système limbique avec ce TTouch, autrement dit nous exerçons une influence positive sur les principaux mécanismes métaboliques. Nous stimulons le système immunitaire du chien et ses facultés d’auto-guérison. Le TTouch sur les oreilles donne d’excellant résultats sur les chiens hyperactifs. Souvent les chiens l’apprécient tellement qu’ils viennent chercher d’eux même leur ration de TTouch auprès de leurs maîtres. En cas de traumatisme, il se peut que la circulation sanguine s’interrompe. Le lissage régulier et rythmée des oreilles immédiatement après un accident ou une opération stabilise la circulation sanguine et peut sauver la vie. p.80” 

Cercle des pattes avant   – amélioration de l’équilibre et de la démarche

Les Cercles des pattes avant procurent à votre chien une nouvelle perception de ses membre et améliorent sa mobilité. La zone des épaules se détend. Le chien se déplace avec une meilleure assurance, notamment les chiens tendus. Les cercles des pattes sont aussi très utiles pour les chiens nerveux ou hypersensibles aux bruits et aux orages ou qui ont peur de marcher sur des sols glissants. p.82”

Cercles des pattes arrière   – amélioration de l’équilibre et de la coordination

Avec les Cercles des patte, votre chien redécouvre sa liberté de mouvement, et vous lui donnez de nouvelles possibilités d’utiliser son corps. Par cette prise de conscience, les chiens de travail et de sport maîtrisent mieux leur corps. Ce TTouch détend toute la musculature, ce qui agit très favorablement sur les chiens qui ont peur des bruits ou qui sont nerveux. p.84”

TTouch sur les pattes   – contre la peur et l’insécurité

Les TTouch sur les pattes sont très efficaces pour les chiens 

  • peureux, agressifs, déconnectés du sol, hyperactifs,
  • sensibles aux bruits et aux orages (panique),
  • qui ne se laissent pas prendre les pattes ou dont les coussinets sont blessés,
  • qui ont peur de se faire couper les griffes ou qui manquent d’assurance sur des sols inhabituels (glissants par exemple).

TTouch avec une patte   – diminution de l’hypersensibilité

L’idée de faire des TTouch au chien avec sa propre patte peut sembler saugrenue de prime abord, mais le but de cet exercice consiste à désensibiliser les membres afin de pouvoir les soigner et favoriser une nouvelle prise de conscience. Jugez-en par vous même : le résultat vous surprendra. 

Couper les griffes   – soigner sans stress

Il est important de couper régulièrement les griffes qui ne s’usent pas d’elles-mêmes.
Si les griffes sont trop longues, la posture corporelle du chien change aussi. Au lieu d’être réparti sur toute la patte, le poids du corps se déplace sur l’arrière des coussinets, ce qui peut entrainer des tensions sur les ligaments ainsi que les muscles de la patte et des épaules, voir jusqu’au dos. Les articulations sont aussi surchargées. 

TTouch sur la queue   – moins d’angoisse et d’agressions

Avec les TTouch sur la queue, vous pouvez libérer votre chien de ses angoisses, en agissant notamment sur la peur des bruits, les attitudes de soumission, le manque d’assurance et les agressions. Ce TTouch contribue également à accélérer le processus de guérison après des blessures et aide les chiens qui ont de la peine à se lever par exemple. Des TTouch circulaires exécutés avec délicatesse sur la queue et des tirages légers sont bénéfiques en cas de spondylose, syndrome de la queue équine et de dysplasie des hanches.  

3. Accessoires de la méthode Tellington

Pourquoi utiliser des accessoires?

Le Tellington-Training a pour mission d’instaurer un nouvel équilibre entre le chien et son maître. Les accessoires permettent de mieux encadrer le chien, et lui permettent d’apprendre correctement.

Par exemple, on peut utiliser un T-Shirt afin d’aider à modifier un comportement, en cas de panique lors d’un orage. Le t-shirt aide le chien à mieux sentir son corps.

4. Parcours d’apprentissage Tellington  

Le parcours sert à développer la complicité entre chien et maître, il aide les chiens peu sûrs d’eux, agressifs et inattentifs. La devise c’est “apprendre en s’amusant”.
Les chiens et chevaux qui ont travaillé dans ce parcours deviennent plus attentifs, ont une meilleure coordination ainsi qu’un meilleur équilibre physique, émotionnel et mental.

Les obstacles sont constitués de :
-barres
-planche
-plaque plexiglas et grillage
-pneu de voiture
-petite échelle
-cônes

Chaque obstacle franchi a un rôle bien défini, soit pour agir sur l’équilibre, sur la confiance, sur la dextérité du chien. Cela permet au chien d’apprendre à contrôler ses pas, et prendre conscience de son corps.
Lors qu’un exercice est réussi, il est très important de féliciter son chien, afin de l’encourager et le motiver sur la bonne voie. Le but étant de s’amuser ensemble.

               “Les éditions du Génie Canin”          

 

 

 

Ma rencontre avec Kayla

J’avais envie de vous présenter ma Kayla, car elle vit un peu dans l’ombre de Mya qui prend toute la place.
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Kayla a vécu un drôle de départ dans sa vie. Elle a surement du naître dans une ferme en juin 2014, quelque part dans la région. Je n’ai jamais réussi à connaître la vérité.
A l’époque, je venais de terminer ma formation, et je partais le 31 août pour un voyage de 4 mois, et bien sur j’avais mon chien Boby.

Une camarade de classe, avait recueilli cette petite boule de poils, d’une autre fille, qui elle-même l’avait apparemment sauvé de quelque chose. Kayla ne devait même pas avoir 2 mois je pense…
Elodie, la camarade de classe a un jeune border collie, et il m’arrive de le garder la journée.
Un jour, elle vient avec sa maman me déposer son chien…

Je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai aperçu la petite frimousse de Kayla qui sort de derrière la voiture. Je savais qu’Elodie m’amenait son chien, je ne savais pas qu’il y en aurait un deuxième.
Au moment où j’ai vu Kayla, sans rien connaître de rien, mon petit coeur a fait un arrêt. Il s’était passé quelque chose à ce moment préçis, qui a duré même pas une demie seconde…

La maman d’Elodie me demande quasi instantanément, “tu ne connaitrais pas une personne qui voudrait l’adopter?”  J’ai senti mon coeur tomber, car sans la connaître, juste en l’aillant aperçu, je savais déjà l’évidence que Kayla m’étais destinée. Mais je ne pouvais malheureusement pas l’adopter. J’allais partir en voyage pendant 4 mois, et je ne pouvais pas laisser deux chiens en garde à ma maman…

J’ai gardé Kayla plusieurs fois durant l’été, une adorable petite coquine, qui voulait jouer avec les furets. Je sentais malgré tout un lien vraiment puissant entre nous, c’était vraiment difficile de ne pas craquer. Je me raisonnais en me disant qu’elle allait bientôt trouver une chouette famille.

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Début août, mon Boby d’amour, mon gros Loup, le chien de ma vie, a déclaré son cancer foudroyant…. j’ai vécu le pire mois d’août de ma vie….je n’ai pas dormi durant des jours et des jours, je ne savais pas s’il fallait que je l’endorme, que j’annule mon voyage… j’ai finalement pris une décision avec ma maman, elle s’en occuperait.  Je suis donc quand même partie en voyage, le laissant à ma maman et en espérant le retrouver à mon retour de voyage…

Et alors que je vis le voyage le plus dingue de ma vie, je perds l’un des Être les plus important pour moi…Boby s’en est allé. Dans un sens, je me dis qu’heureusement j’étais en voyage avec cette obligation d’avancer encore et toujours, je ne sais pas comment j’aurai géré sinon.
J’avançais, mais mon être était brisé, lorsqu’un de mes chiens s’en va…. une partie de moi s’éteint, c’est surement extrême, mais j’ai toujours vécu ainsi.

Mon voyage se poursuit, et un jour, alors que je ne respire plus depuis des semaines, Elodie m’envoie un SMS, et me demande si je souhaite adopter Kayla, car elle se bagarre avec son chien, et elle ne peut vraiment plus la garder.
Mon sang n’a fait qu’un tour en lisant son message, car j’étais à 100 miles lieux de penser à Kayla. Bien sur que je voulais l’adopter. Nous convenons qu’elle garderait Kayla jusqu’à mon retour en décembre.

Ma vie a repris un sens, ce jour là, nous avons grimpé en haut d’une montagne pour avoir une des vues les plus magnifique que je n’ai jamais vu, Le lac Hawea en Nouvelle-Zélande.
La montée est extrêmement raide, et difficile, mais plus rien de pouvais m’arrêter, je me sentais tellement légère, que j’aurai pu monter n’importe quelle montagne.

IMG_9871Photo Solange Hz – Hawea lake

Savoir que je retrouverai Kayla à mon retour m’a aidé, et me redonnait un souffle de vie… jusqu’au jour… où Elodie m’écrit à nouveau… Kayla s’est échappée…
Je suis en Nouvelle Zélande à des milliers de Kilomètre de la maison, et je ne peux absolument rien faire, rien! Ma maman et une amie proche se sont décarcassées comme des folles pour me retrouver Kayla. Je ne saurai jamais ce qui s’est réellement passé et je ne les remercierai jamais assez de n’avoir rien lâché.
Elle a été retrouvé une semaine et demi après sa disparition. Et ma maman l’a prise sous son aile jusqu’à mon retour à la maison…

Kayla un-chien-de-reve.com

J’ai donc retrouvé Kayla le 23 décembre 2014, au retour de mon voyage.
Je savais qu’à la maison Kayla m’attendait Je savais aussi que Boby n’était plus là.

J’avais quitté un quotidien 4 mois plus tôt et désormais tout allait changer.
Il fallait que j’accepte cette nouvelle réalité.

J’avais connu Kayla lorsqu’elle était toute chiot,  sans trop de traumatisme.
Elle m’a tout de suite reconnue lorsque nous nous sommes retrouvée.
Je suis persuadée que nous pouvons communiquer par la pensée avec nos animaux.
Moi particulièrement avec ceux dont j’ai un lien  extrêmement puissant.
Je vous raconterai quelques anecdote à ce sujet.
J’avais communiqué avec Kayla pendant que j’étais en voyage, les retrouvailles physiques étaient juste une formalité.

Très vite nous avons eu une relation fusionnelle…. beaucoup trop fusionnelle. Elle avait vécu des traumatismes, à changer autant de maison.
Et moi j’étais encore sous le choc du départ de Boby.

Nos premiers mois ont été assez difficiles dans le sens où je ne pouvais rien faire sans elle,
elle paniquait totalement de rester seule à la maison.
Elle me suivait donc partout, aucun problème pour ça.  Elle s’adaptait à toutes nouvelles situations. Que ce soit au restaurant, chez des amis, en ville, dans des manifestations.

Il a fallu aussi travailler sur sa peur des hommes masculins. Elle en avait une peur bleue et s’urinait dessus.

Nous avons très vite fait nos premiers cours d’agility.
Elle était adorable. Kayla est une chienne très calme. Il lui était donc facile de suivre mes instructions sans excitation.

Kayla est aussi devenue mon « assistante » de 1001 balades. Elle m’accompagnait toute la journée en balade avec mes clients toutou.
Elle a su créer un lien particulier avec chacun d’eux.
Nous passions donc toutes nos journées ensemble et si je voulais faire quelque chose sans elle, il fallait que je l’amène chez ma maman et que j’aille la rechercher… ça devenait invivable pour moi cette situation. Et ça me pesait énormément.
Je me souviens de m’être même posé la question si je ne devrais pas la placer… quelle idée idiote!

J’avais beau essayer de lui apprendre à rester seule, mais rien ne fonctionnait.  Je ne pouvais pas faire subir aux voisins ses hurlements de terreurs et pour elle ce n’était pas vivable.

Elle n’était pas prête à rester seule et enfait, moi je n’étais pas prête à la laisser seule… forcément ça allait coincer quelque part.

Depuis quelques années je rêvais d’avoir 2 chiens à la maison.
8 mois après nos retrouvailles, je décidais de prendre un second chien. Et qui je l’espérais,aiderait Kayla à rester seule.
Mya a donc débarqué dans notre quotidien.

Aujourd’hui Kayla est une super louloute, qui a parfois encore des accès de méfiance, mais plus du tout de panique. Grâce à Mya, elle peut rester seule la journée, calmement.
Et je crois bien qu’elle adore faire du sport plaisir, elle est toute choupinette et c’est un vrai plaisir d’essayer de lui apprendre les divers obstacles.

Que l’on choisisse son chien, ou qu’il vienne à nous, par hasard… je suis persuadée qu’ils ont une mission de vie, tout autant que nous… il n’y a pas de hasard, ils arrivent toujours au bons moments.
Et vous comment avez-vous rencontré votre chien?

Amélie

6 actions concretes

Pour évoluer dans ma relation avec Mya, j’ai mis en place six actions très concrètes.

La première action

Après avoir lu le livre “ La Méthode Tellington TTouch®” de Linda Tellington-Jones, je me suis focalisée sur la modifications de mes pensées négatives, en des pensées positives.

En effet, dans ma tête, les pensées négatives tournaient en boucle, surtout lors des promenades, car c’était le moment où Mya était ingérable.
Des pensées comme “Comme tu es chiante”, “Tu m’épuises”, “Tu me fais trop mal”, “Je n’ai plus envie de te sortir”, “J’ai peur de toi”, “Je n’ai aucun plaisir à te promener”, “Je n’ai pas confiance en toi”…. etc….

Chaque jours, j’ai écris des actes positifs qu’avait fait Mya dans la journée. Tous les matins, je me réveillais, et répétais à voix haute que: Mya allait être calme et à l’écoute. Que j’allais moi-même être calme et positive….
Les premiers jours, c’est difficile, car les pensées négatives sont quand même présentes. Alors je les accueillais. J’acceptais que j’avais eu une pensée négative. Et je lui disais que ce n’était pas ce que je souhaitais à présent et la laissais repartir.
Je me concentrais à visualiser comment je souhaitais que Mya se comporte.

J’ai fonctionné ainsi durant quelques semaines, d’être vraiment consciente de ce que je vivais en moi. Et devinez quoi? Moins j’avais de pensées négatives, et plus Mya était calme, elle devenait le chien que je me mentalisais.

La deuxième action

a été d’apprendre et comprendre comment fonctionne la méthode d’éducation positive.
J’ai toujours éduqué mes chiens sans trop de méthode, avec un chien facile, ça va tout seul. Mais avec un chien qui pose quelques soucis, je me dois d’être hyper au clair sur ma méthode d’éducation.
La moindre faille, et le chien s’engouffre dedans. Je me suis vite rendue compte qu’être “autoritaire” avec Mya, me mènerait droit dans le mur. Ou si je me fâchais… elle qui est si sensible… ça ne lui permettait absolument pas d’apprendre et de se sentir en sécurité. J’ai fini par comprendre que gronder un chien…. ca génère juste du stress, et ils n’apprennent rien du tout.

La méthode d’éducation positive c’est tout d’abord un état d’esprit. Le but de la méthode est de renforcer tous les bons comportements que nous souhaitons que notre chien fasse.

Les 4 quadrants du conditionnement opérant

En éducation positive, seul le renforcement positif et la punition négative sont utilisés. Je fais une petite parenthèse sur “punition négative”, car j’ai mis un moment à comprendre ce que cela voulait dire. Cela veut dire que l’on RETIRE quelque chose au chien qui lui fait plaisir. Ce n’est pas la notion de bien ou de mal qu’il faut comprendre, mais bien ajouter ou soustraire quelque chose au chien pour qu’il comprenne et apprenne ce que l’on attend de lui.

Dans le cadre de l’image que j’ai mis, tant que le chien marche poliment sans tirer, on le récompense, et s’il tire on lui RETIRE la possibilité d’avancer. Avec le temps il va comprendre que s’il tire, bah… on avance plus. Et comme il veut avancer, il apprendra que marcher poliment lui apporte plus de plaisir que d’être immobile.
Je vous explique en très très gros, car je ne suis pas éducatrice canine. C’est une méthode qui fonctionne vraiment, mais elle demande beaucoup de rigueur, il faut être cohérant.

Car si un jour on fait éducation positive, et que le lendemain on est épuisé et on donne des gros gros coups de laisse à son chien sur le collier ( ce qui serait une punition positif, c’est à dire qu’on ajoute quelque chose) Le chien devient complètement perdu et perd complètement confiance en son maitre.  

Le but de l’éducation positive est d’offrir un cadre de vie, un apprentissage cohérant, harmonieux, positif, clair, sans contrainte ni peur. Cela ne veut pas dire qu’il faut être permissif et tout laisser faire…. Attention, positif ne veut pas dire permissif.  

La troisième action

a été l’apprentissage du clicker et sa mise en pratique. Depuis l’adoption de Mya, la marche en laisse était quelque chose qui me posait un réel problème car elle tirait sans cesse.
J’ai essayé plusieurs façon de faire pour lui apprendre à ne plus tirer…. mais rien de bien concluant.
J’ai essayé de la récompenser à chaque pas qu’elle faisait sans tirer et de m’arrêter dès qu’elle tirait, mais nous n’avancions que très lentement et ça la frustrait énormément. Ensuite j’espaçais, une friandise tous les 3 pas sans tirer, ça a pas trop mal fonctionné, mais la marche en laisse n’était pas acquise.
J’ai utilisé aussi un harnais, le animalin. Il m’a beaucoup aidé, mais c’est juste un outil, il ne sert à rien si derrière on ne travaille pas. Sur certain chien, l’effet de l’anneau devant est peut etre suffisant, mais pas pour Mya.
Je vous l’avoue, j’ai aussi essayé de lui donner des coups de sonnette sur le collier, mais ca ne fonctionne absolument pas. Ca fait peur à Mya, et elle n’apprend rien du tout à part  me craindre et ce n’est absolument pas mon souhait.

J’avais entendu parler de ce fameux clicker, mais je trouvais que “conditionner” un chien, c’est vraiment stupide… qu’il n’apprend pas par lui même, blaa bliii blaa blaaa……Mais lorsqu’on ignore comment fonctionne une méthode…. et qu’on la juge sans même savoir ce que c’est réellement on se prive d’apprendre, on se prive de faire des découvertes qui finalement ne correspondent absolument pas à ce que l’on croyait….  Un jour, je suis arrivée à un tel stade d’épuisement et de douleur que je me suis dis que je n’avais plus rien à perdre en essayant le clicker.
Je me suis donc un peu renseignée sur la façon de procéder avec le clicker et je me suis lancée. Et j’ai été bluffé! Vraiment ! Car le clicker aide Mya à se poser. Il la canalise et l’aide à se concentrer.
En quelques promenades, j’ai pu apprendre à Mya ce que j’attendais d’elle…. alors que ca faisait des mois et des mois que je faisais la même chose, mais sans le clicker… Mais ça n’avait pas le même impact.
J’ai fonctionné de la même manière, dès qu’elle marchait poliment je clickais et la récompensais. Si elle tirait je m’arrêtais. J’ai pu très rapidement pu espacer les click et les récompenses en marche polie.
Actuellement, sur nos balades habituelles, sans excitation et sans distraction énorme, Mya peut marcher poliment sans que j’ai à lui dire quoi que ce soit.
Pour moi, la marche polie c’est la marche en laisse sans tirer, sans être au pied. La marche au pied c’est un autre apprentissage.

La quatrième action

a été de travailler sur la confiance. Car lors de nos balades, lorsque nous croisions un chien dans la rue, Mya devenait super réactive, elle me faisait peur et je n’avais aucune confiance en elle.
Ou lorsque je la promènait détachée, et que l’on rencontrait des autres chiens, elle avait tendance à systématiquement hérisser le poils et à montrer les dents…. Franchement y a de quoi filer la pétoche et au début je ne lui faisais absolument pas confiance et j’avais peur qu’elle fasse du mal à l’autre chien.
Je n’avais pas confiance lorsque nous rencontrions des personnes car souvent elle leur sautait dessus de joie, pour leur dire bonjour…
Je n’avais pas confiance de la lâcher dans des balades inconnues… je n’osais la lâcher qu’à un seul endroit, qui supposait de prendre la voiture à chaque fois.

Ca fait déjà un bon nombre de petite chose pour lesquelles je n’avais pas confiance… La seule chose pour laquelle j’avais parfaitement confiance en elle, c’est son amour pour la balle…. (bon pas contre un lapin, à la tombée de la nuit, un soir elle a préféré suivre le lapin et je l’ai perdu de vue durant 45 minutes dans la forêt, la nuit qui tombe, sans lampe de poche et un téléphone presque sans batterie… je n’ai pas fait la maligne ce soir là et ça m’a mis encore plus un coup dans la mince confiance que j’avais.)

Toutes ces situations ont une seule et même solution L’ANTICIPATION.

Grâce à la méthode d’éducation positive, j’ai appris qu’il ne fallait jamais mettre un chien en échec, de le mettre dans une situation inconfortable qui lui génèrerait un comportement qui nous dérange.
J’ai donc du apprendre à scanner mon environnement, à être sans cesse attentive aux gens qui arrivent vers nous, à l’attitude de Mya qui se modifie et dans ce cas, il faut immédiatement comprendre ce qu’elle a vu, sinon c’est trop tard, elle est déjà en situation inconfortable. 

Plus j’anticipe, et moins nous vivons des situations à “problèmes”. Nous restons donc dans une zone de confort et je peux récompenser Mya dans une attitude que j’estime bonne. 

Contre conditionnement et sensibilisation

Au fils du temps, Mya ne vivant plus des situations déplaisantes, qui la mettait en stress ou en sur-joie, son état émotionnel s’est stabilisé. Et progressivement ses comportements indésirables se sont atténués. Il y a encore des rechutes, rien n’est jamais parfait, et je pense que nous serons en “travail” toute sa vie.
En voyant son comportement changer, en apprenant à l’observer et à comprendre comment elle fonctionne, j’ai progressivement pu me détendre. Je ne saurais pas dire si aujourd’hui je lui fais entièrement confiance, car nous avons encore du travail, mais je sais que nous avons parcouru un sacré chemin et que je suis au tout début du travail de confiance.

J’ai pris confiance en moi aussi car je sais maintenant comment je dois me comporter et réagir, par rapport a elle. C’est un tout. Plus nous travaillons notre relation, plus le lien se crée, plus elle sait que je vais la laisser en “sécurité” et plus nous progressons ensemble.
En réussissant dans des situations qui avant posaient problèmes, cela me conforte et me rassure, c’est comme cela que la confiance se crée. En créant des situations positives, pour que tout se passe bien, mais il faut aussi se lancer une fois qu’on est assuré que tout va bien se passer.
En s’éloignant si la situation semble problématique, en récompensant la bonne attitude ou en rattachant le chien si on sent qu’il va partir loin.

Sur notre balade sans laisse habituelle, j’ai travaillé le “retour” et un jour, je me suis fichue un coup de pied aux fesses, et j’ai tenté de la lâcher sur une autre promenade. Les premières fois, je la lâchais juste quelques minutes, j’essayais de garder son attention, et progressivement j’ai rallongé le temps d’attention.
Je suis super fière d’avoir réussi à dépasser cette étape, car Mya a besoin de courir, et être en laisse ou en longe ce n’est pas une vie pour elle. J’ai pu faire des sorties en montagne, avec elle en libre, et juste la rappeler au pied lorsque nous croisons des gens… ça je peux vous dire que pour notre duo c’est une immense fierté!!

Je dois cependant encore rester en état “d’alerte” (mais sans aucun stress, juste être attentive à ce qui se passe autour de moi) afin que nos balades se passent le plus sereinement possible.

La cinquième action

a été de modifier mon emploi du temps afin de pouvoir consacrer une grande partie de la matinée à mes chiennes, et les promener en balade.
Lorsque j’ai eu Mya, je la sortais 30 minutes le matin en laisse, 30 minutes à midi, en laisse. Et le soir durant 1 heure voir plus, en libre.

Mais ça n’allait pas. Le matin j’étais stressée, il fallait faire vite, je n’étais pas du tout à même de lâcher prise et d’être sereine. Mya devait surement ressentir mon stress. Elle, elle était OK durant la balade, mais notre vie au quotidien n’était pas satisfaisante dans l’ensemble. Je sentais que Mya avait besoin d’un autre rythme, mais pour moi impossible de me lever encore plus tôt pour faire une balade plus longue le matin.
J’ai donc décidé de réduire mon activité professionnel 4 matins dans la semaine, ce qui me permet de vraiment bien les sortir le reste du temps. Et ainsi, je ne me réveille pas stressée le matin, à devoir faire vite vite vite. La balade dure le temps qu’il faut, il n’y a pas de timing minuté, et c’est vraiment plus confortable pour tout le monde.
J’ai bien conscience que peu de monde peut modifier son emploi du temps, mais il y a aussi d’autres solutions, comme faire appel à une aide extérieur pour promener le chien, ou le déposer en pension pour la journée… mais ça a un cout… ou alors se lever vraiment tôt le matin… Ca demande un sacrifice sur quelque chose, mais ça ne peut être que passager. Une aide, un tremplin pour améliorer la situation, et par la suite quand ça va mieux, il est toujours possible de re modifier la situation.

Et depuis, Mya est vraiment beaucoup mieux dans ses pattes et a fait des pas de géant dans son attitude à l’extérieur. Dans l’appartement, elle a toujours été super sage, aucun problème de ce coté. On sent juste lorsqu’elle n’a pas eu une belle balade, elle veut jouer avec Kayla.

La sixième action

C’est de vivre le moment présent. Lors de ma formation d’assistante socio-éducative, j’ai eu des cours sur la “pleine conscience”. En se connectant avec nous même dans le moment présent, nous pouvons analyser ce que nous sommes entrain de vivre, d’observer les émotions qui nous traversent et pouvoir agir et réagir en conséquence.

Par exemple, Mya me tire fortement pour renifler une odeur, généralement ca provoque en moi un état d’énervement et j’aurai tendance à vouloir la tirer sèchement en arrière pour qu’elle revienne à sa place.
En étant complètement en “pleine conscience” sur le moment de mon état d’énervement je peux tout de suite m’ajuster et NE PAS tirer sur la laisse pour la remettre à sa place.

Sinon, si je suis entrain de penser à ce que je vais préparer à manger pour le soir, ou préoccupée par un souci, Mya me tire, ca m’énerve, je la tire dans l’autre sens, et je n’aurais même pas conscience de ce qui s’est produit.
Et donc je lui ajoute une punition positive et je ne veux pas de ça.

Ou avec des enfants, souvent nous sommes fatigués, et les enfants ont tendance à justement venir nous chercher et nous épuiser encore plus jusqu’à ce que l’on se fâche.
Mais si on est conscient déjà:

1 : Que l’on est fatigue

2: Que ca génère un agacement en nous

3: Que l’on arrive à verbaliser que nous sommes fatigués et que nous avons besoin de calme,

4: Que l’on est capable de reconnaitre et accepter l’agacement qui monte en nous et qu’on est entrain de se faire embarquer dans une situation qui va se dégrader

Cela permet de prendre du recul, et soit de stopper notre action, soit demander une aide extérieur, etc….  avant que ça pète, qu’on se fâche.
Au quotidien, nous nous faisons embarquer par notre vie, sans même réfléchir à ce que nous vivons, sans prendre le temps d’analyser nos émotions, nos sentiments.

Avec Mya, j’ai fais ce job de la promener en étant pleinement dans le moment présent, cela m’aide beaucoup à être attentive à notre environnement, à ses postures corporelles,  et à être attentive à mes propres sentiments afin de pouvoir rester le plus neutre possible.
Car j’ai choisi de l’éduquer grâce à l’éducation positive, et parfois c’est très dur de ne pas réagir à chaud. La pleine conscience me permet de savoir ce que je vis, et d’adapter mes réactions en conséquence. Mais je ne suis pas parfaite et il y a des ratés. L’essentiel c’est d’en être conscient et de chercher à s’améliorer.

J’espère que ces 6 actions vous auront donné des pistes et n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire,

A bientôt,
Amélie

Defi semaine 2

Lors de cette deuxième semaine de mon défi se passera sur la terrasse, afin d’avoir un peu plus de distraction autour de nous. Mon objectif est toujours d’avoir un chien calme et à l’écoute, de l’entraîner à faire des petits exercices que l’on pratique au sport plaisir.
Et que moi je reste concentrée, cohérente, et posée.

Jour 1

Je sens que Mya est déjà un peu plus vive qu’à l’intérieur, elle a l’air toute contente de faire les exercices, elle n’est pas excitée, mais joyeuse si on peut dire. C’est chouette.
Elle reste vive, et donc c’est moi qui ait du mal à suivre son rythme. Aujourd’hui, elle n’est absolument pas stressée, et donc elle est totalement en possibilité d’apprendre.

Je pense qu’il faudra travailler ses prochains jours, sur la précision. Que je sois plus rapide, et mieux concentrée. C’est généralement toujours la faute du conducteur, si on n’est pas clair, le chien ne saura pas quoi faire. Et donc, on respire, et on recommence. Ou si à force de refaire et refaire les mêmes exercices, le chien se lasse, nous on se lasse aussi, et ça devient brouillon.

Pour le moment sur la terrasse, Mya sait se concentrer, je n’ai absolument pas le même chien sur le terrain du sport plaisir. Donc je pense que lui apprendre les bases des exercices sport plaisir au calme à la maison lui facilitera grandement la tâche une fois en condition réelle, elle aura moins à gérer en terme d’apprentissage, si elle connaît déjà les exercices.

Jour 2

C’est compliqué de se concentrer lorsqu’il y a de la distraction devant la maison. Mais c’est un bon exercice pour Mya d’apprendre qu’on peut travailler alors qu’il y a des gens ou des chiens qui passent devant la maison.

De mon côté, tant que Mya est calme et à l’écoute, je n’ai aucune difficultés. C’est vraiment lorsqu’elle est en état de stress/ excitation que cela me tend, et que j’ai du mal à rester calme.
Mais le but en éducation positive, c’est de créer des situations de réussite, donc je ne vais pas me mettre en échec à vouloir la bosser dans un environnement qui la sur-excite.

Jour 3

Ma gopro n’avait plus de batterie, ce n’est pas grave, j’ai quand même continué la séance.
Depuis 2 ans, lorsque c’est l’heure de la balade et que je prends la laisse, Mya s’excite.
J’ai beau attendre qu’elle se calme, et qu’elle cesse de faire le kangourou et qu’elle pose ses fesses au sol… ça fait 2 ans que 3 à 4 fois par jours le même sénario se répète… il est temps de modifier ce comportement qui est usant.
J’avais déjà tenté de travailler sur ce point, mais visiblement ce n’est pas du tout acquis. Le clicker va être mon allier.

J’utilise le clicker que pour placer des mots sur un comportement. La journée je ne l’utilise jamais et n’ai d’ailleurs jamais de friandise avec moi.
Sur la vidéo, on voit que ça excite Mya le fait que j’ai la laisse en main, je veux bosser le fait que j’aimerai qu’elle soit calme à la vue de la laisse, et qu’elle cesse de faire le kangourou.

Jour 4

Nous tentons de refaire tous les exercices entrainés depuis le début du défi.
Mya est motivée et arrive assez à se concentrer. On voit bien, lorsque je ne suis pas clair dans mes demandes, elle bloque, ce qui est tout à fait normal. Surtout pour le “autour”

J’étais assez fatiguée ce jour la, ca me demandais beaucoup de concentration, mais Mya joue bien le jeu et j’ai eu du plaisir à faire cette petite session d’exercice.  Je trouve qu’elle se connecte plus facilement à la séance que lors du début de la semaine, mais peut être il y a eu moins de passage, je ne sais pas.

On voit Mya dans toute sa splendeur lorsque je veux faire le “Pass” en restant immobile. Ca l’a excitée, nous n’avions jamais fait ainsi. Ca l’excite mais elle n’est pas survoltée, donc elle se reprend très vite.

Je voulais faire refaire l’exercice de la confiance, de pouvoir lui passer dessus. Mais je crois que c’était trop pour elle, et moi je n’étais plus du tout concentrée. J’aurai du arrêter juste avant.

Jour 5

Je n’ai pas pu faire de petite séance, j’ai entrainée 2-3 choses en balade, je sens que le travail régulier commence à payer, c’est super chouette.
J’ai juste fais une vidéo pour montrer comment Mya se comporte au moment de mettre la laisse pour partir en balade.
Actuellement, elle saute encore quelques fois, et arrive à se contenir passablement. Car avant, elle explosait complètement et sautait durant de long moment, malgré que j’ignore et que j’attende qu’elle se calme. Le moment de la balade c’est vraiment quelque chose.

Le bilan de cette deuxième semaine, c’est que je suis super contente de toutes nos petites sessions. Car même si cela semble un peu rébarbatif, nous apprenons à mieux être connectée l’une à l’autre, à s’observer.
Le fait de pratiquer vraiment un peu tous les jours permet d’aller plus vite, et d’acquérir de meilleurs comportements. C’est une très bonne expérience.

Lorsque j’ai commencé le défi, j’avais peur que Mya soit “soulée” par toutes ces sessions, et qu’elle s’agace. Mais lorsque je regarde la 4 ème vidéo, ce n’est vraiment pas ce que je ressens. Je trouve qu’elle commence même à prendre du plaisir.
Les chiennes vont partir 2 semaines chez ma maman pour cause de vacance. Mya aura donc le loisir de se reposer et surement qu’à notre retour elle aura assimilé plein de petites choses.
Car j’ai remarqué, c’est bien de travailler mais c’est aussi super de faire des pauses et de les laisser le chien sur ses apprentissages. Il en revient que meilleurs ensuite.
J’ai vraiment passé une super semaine avec mes chiennes, sans jamais m’énerver ou être stressée. J’étais déjà dans un bon état d’esprit positif, mais le défi augmente d’avantage mon envie de bien faire lors de toutes mes interactions avec mes chiennes.
Je suis persuadée qu’à la clef nous en ressortirons plus que grandi de cette expérience.

Je vous dis à dans 2 semaines pour la suite du défi, en attendant si vous vous lanciez vous aussi un défi ?
A bientôt,

Amélie