Le chien et les jeux de balle

Hello,

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous le petit cadeau que m’a offert ma chienne Mya.

Mya est une louloute rescapée d’Espagne, attaquée par plusieurs chiens. 
Une chienne hyper excitée, excitable. Une mouche qui pète et elle devient ingérable.

C’est une chienne qui m’en a fait voir de toute les couleurs, j’ai du énormément me remettre en question pour pouvoir avancer serainement avec elle.

Au tout début de notre relation, j’allais lui lancer la balle tous les jours. Je pensais que cela la fatiguait et la dépensait….
C’était une toqué de la balle, incapable de faire autre chose que de regarder sa balle, ou mes mains. Je ne pouvais même plus mettre les mains dans mes poches, sans qu’elle ne saute comme un kangourou pour me choper l’éventuelle balle qui en sortirait.
Elle était incapable de renifler le sol, de se poser 2 secondes, d’être attentive, d’être calme, ou même concentrée.

Je pense que durant 1 année, j’ai fait cette erreur de lui lancer la balle ou autre objet. J’étais pourtant persuadée de bien faire, et qu’elle en avait besoin.

Un jour, j’ai compris le cercle vicieux dans lequel nous étions embarqué.
Le fait de lancer la balle… finalement… c’était juste une drogue pour elle. Ca lui faisait monter son cortisol tellement haut, qu’elle pouvait mettre des jours et des jours à en redescendre.

J’ai totalement arrêté de lui lancer quoi que ce soit. Au début, ça été un peu compliqué pour elle, car elle ne comprenait pas trop ce changement d’attitude de ma part.
Progressivement, elle s’est mise à renifler le sol, à pouvoir faire sa petite balade tranquille, sans me regarder toutes les 2 secondes. Et même à jouer avec d’autres chiens!!! Chose qui était totalement impossible tellement elle était dans sa bulle.

Aujourd’hui en balade, un Monsieur m’a demandé s’il pouvait lui lancer le bâton qu’elle avait en gueule.
J’ai dis oui pour seulement 2 ou 3 lancés…. en expliquant ma démarche.

Et là…. incroyable, le bâton lancé, Mya est allée le chercher, elle l’a pris en gueule et elle a continué sa vie.
Elle n’est pas revenue vers le Monsieur pour qu’il lui relance inlassablement le bâton.
J’étais sur les fesses!!

C’est pour moi une belle victoire, car depuis que j’ai totalement arrêté de lui lancer la balle, cela doit bien faire 1 an et demi maintenant, j’ai enfin une chienne qui commence à se poser, on peut faire plein de petits exercices ensemble.
Et surtout, en balade, elle est devenue super chouette.

Elle a enfin compris que jouer avec les copains, ou renifler des odeurs, c’est tout aussi chouette que de se faire lancer le bâton!

Pour les chiens toqués des jeux de lancé, évitez vraiment de leur lancer des jeux, ce n’est pas leur rendre service.

Amélie

perception et réalité;

Où comment nos sens nous jouent des tours…

La perception c’est quoi? C’est un mélange entre nos émotions, nos sentiments, nos expériences, notre savoir, nos sens, nos filtres.

Par exemple, je rentre dans mon appartement où il fait 20 degrés. Et moi je viens de dehors avec ma grosse veste et j’ai marché une heure avec mes chiennes. Ma perception du moment va être que je meurs de chaud.
Tandis que mon ami, installé sur le canapé avec son gros pull, se gèle les fesses.
Une fois que mon corps aura retrouvé un rythme normal, et se sera acclimaté au lieu je ne percevrai même plus s’il fait froid ou chaud. Juste une température normale.

La réalité c’est quoi? Il fait 20 degré dans l’appartement.

Ma perception avec ma grosse veste c’est qu’il fait trop chaud!
et 15 minutes après ma perception aura encore changé, il fera bon.
Pour certaine personne 20 degré il fera trop froid.

Avec les chiens c’est pareil. Nous vivons une situation et selon notre perception du moment on pense que c’est la réalité.
Mais peut être que pour une autre personne, elle percevra totalement autre chose, et donc pour elle, c’est une autre réalité.

Une de mes cliente a un chien qui aboie et tire sur la laisse lorsqu’il voit un autre chien. Ma cliente est persuadée que son chien est agressif et n’aime pas les autres chiens. “Il est méchant”.  C’est sa perception. En plus, ma cliente a peur des autres chiens.

Moi, lorsque je promène le chien, et qu’il aboie, je vois un chien qui a peur de l’autre chien et qui essaye de le faire fuir, je ne vois aucunement un chien agressif. Il exprime juste sa peur. 
Ma perception est différente, car je connais le langage des chiens, je sais interpréter leurs signaux, et fait la différence entre un chien qui a un comportement d’agression et un chien qui a peur.
Cela dit, un chien qui a peur peut aussi être agressif. Mais en l’occurrence dans ma situation ce n’est pas le cas. Car une fois que le chien renifle l’autre il se calme instantanément.

Imaginons que mon chien ait des comportements agressifs en laisse dans la rue lorsqu’il voit un autre chien.
Qu’est ce que je vais ressentir en bout de laisse face à mon chien qui grogne, qui hérisse le poils, qui montre les crocs, et qui surement tire sur la laisse et bien sur, n’écoute rien?
Quels émotions et sentiments peuvent me traverser?

Je sais que chez moi, je ressentirais de la peur, qui est une émotion. Je sais aussi que je ressentirai de la frustration, qui est un sentiment, car avoir un chien qui n’écoute rien, bah ça m’énerve.

Si j’ai très peur, j’aurai surement l’impression que ma chienne est vraiment très agressive, alors que si au contraire, j’arrive à rester calme, et pourtant dans la réalité la chienne a le même comportement, ma perception de la situation sera moins intense, et je percevrais ma chienne différemment.

Nos émotions prennent le contrôle sur notre raison, et sur notre capacité d’action et de réflexion.

Si je me laisse envahir par ma peur, et par ma frustration, comment vais-je réagir en situation d’agression?

-Probablement que je vais tirer sur la laisse, probablement je vais gueuler NON au chien, probablement je vais m’énerver.

Si je suis consciente que j’ai peur, et qu’une frustration est entrain de monter en moi, comment vais-je réagir?

– Je vais respirer un grand coup, je vais prendre conscience que mes mains deviennent un peu moite de peur, que mon rythme cardiaque s’accélère et je vais tenter de réfléchir à ce qu’il faudrait que je fasse pour calmer mon chien et reprendre le contrôle de la situation.

Il faut comprendre qu’un chien agressif, plus on le renforce en lui criant dessus, et en tirant la laisse, et plus il se renforcera dans son agressivité.
Nous devons donc apprendre à contrôler nos émotions, et à apprendre au chien un nouveau comportement acceptable. C’est un travail qui demande de long mois d’effort, ça prend énormément de temps et d’énergie.

En ayant conscience que nos émotions influencent énormément notre perception cela nous permet d’être plus attentif et de se questionner si je suis proche de la réalité, ou si au contraire je suis totalement à l’ouest.
Ce n’est pas toujours évident de comprendre que nos perceptions NE SONT PAS la réalité.

Posez vous la question, si ce que vous vivez est proche de la réalité, et comparez avec votre entourage comment eux perçoivent la situation.

mon chien m’épuise

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet dont on n’ose pas forcément évoquer avec son entourage… de peur parfois de ne pas être compris. Ou parfois même nous n’avons pas encore conscience que nous nous laissons embarquer dans une spirale d’émotions.
Et lentement on se laisser totalement épuiser par notre chien.

Eh oui, c’est tout à fait possible d’être épuisé par son chien! Je l’ai vécu, et j’avais honte de me l’avouer….

Je me sentais honteuse car quand même… un chien, ça reste un chien, il n’y a pas de quoi s’épuiser!

NON!

On a le droit d’être épuisé!
L’épuisement c’est plus qu’une simple fatigue, c’est quelque chose qui envahit tout l’être et dont on n’arrive plus à se défaire.

Lorsque nous sommes confronté à un chien difficile, dont on investi beaucoup de temps et d’énergie, pour des résultats moindre, ça fini par décourager.
Lorsque l’animal est malade, et qu’il demande beaucoup de soins, on s’inquiète à son sujet, les finances qui sombrent dans le rouge…
Ou le chien qui détruit et il faut racheter du matériel, des meubles, etc…
Le chien agressif qu’il faut gérer, et aussi gérer les remarques des gens dans la rue… C’est très dur.
Le chien qui aboie sans cesse…
Il y a tellement de possibilités de pourquoi notre chien fini par nous épuiser.

Si vous êtes entrain de lire cet article, c’est que surement vous vous sentez découragé par votre situation, et que vous cherchez du réconfort ou des pistes sur comment agir?

Ce que j’ai envie de vous dire, c’est que peut importe ce que pense votre entourage, s’ils vous font des remarques négatives, ou s’ils ne comprennent pas ce que vous vivez, ce qui compte vraiment c’est ce que vous ressentez au plus profond de vous.

En arrivant à accepter qu’on est épuisé, à mettre des mots sur le malaise, alors seulement on peut commencer à travailler et changer le quotidien.

Comment?

  • Essayez de rencontrer ou de parler avec des personnes qui vivent la même chose que vous. Cela peut vous aider à vous sentir soutenu et compris.
    Parler et exprimer ses émotions, sans que la personne en face ne nous juge, ou cherche à nous trouver une solution au problème. C’est ce que l’on appelle une écoute active.
  • Acceptez que vous êtes épuisé
  • Essayez d’écrire sur une feuille les émotions et sentiments qui traversent en vous durant la journée
  • Essayez d’écrire toutes les petites choses que votre chien fait de positif et qui vous font sourire
  • Rencontrez un éducateur canin en positif, afin d’établir un programme de travail
  • Fixez vous 1 objectif (ou plusieurs) à atteindre, quelque chose de réaliste et atteignable.
  • Et si vous avez vraiment besoin de souffler, trouvez de l’aide. Soit en mettant votre en chien en pension quelques jours, ou s’il est malade, autorisez vous à faire une petite pause, demandez à une personne de confiance de venir s’en occuper. L’instant d’un après-midi pour commencer et aller faire autre chose, cela vous redonnera un peu d’énergie.

    Toutes nos pensées sont dirigées sur ce qui nous pose problème, et tout tourne autour du problème ( chien agressif, peureux, aboyeur, destructeur, malade). Il nous est difficile de prendre suffisamment de recul face à la situation et de voir quelles solutions nous pourrions trouver.
    La difficulté avec l’épuisement, c’est d’arriver à en sortir. De trouver suffisamment de ressources pour pourvoir rebondir et devenir encore plus performant par la suite.
    Car tant qu’on est dans cet état d’épuisement, nous ne sommes pas vraiment au meilleur de nous-même et c’est quasiment impossible de faire un bon travail de ré éducation.

    Avec Mya, il m’a fallu plusieurs fois faire des “pauses”. Je la confiais à ma mère le temps d’un week-end, et cela me permettait de penser à autre chose, et d’être beaucoup plus disponible lorsque je la récupérais. Faire une pause, me permettais d’analyser ce que je vivais, et de prendre du recul. Mes émotions pouvaient redescendre un peu. Le temps d’un week-end je pouvais vivre normalement, sans avoir une boule au ventre, et être en stress.
    C’est dur de ce dire que le chien qu’on aime nous pourrit parfois la vie, et ce n’est vraiment pas le but d’une relation homme-chien. Heureusement, il existe des solutions.

    Si votre chien est gravement malade, je souhaite de tout cœur que vous trouviez une personne sur qui vous reposer et sur qui vous pouvez compter, c’est vraiment très important. Parler sur un forum ou ici dans les commentaires, peut grandement vous soulager le temps d’un instant. Vous n’êtes pas tout seul, et d’autres personnes ont ou vivent la même situation, c’est important de pouvoir s’entre-aider et se soutenir.
    Lorsque Boby, mon chien a eu son cancer, il est parti en 1 mois et demi, je crois que ça été le pire moment de ma vie. J’ai eu une chance inouïe d’avoir un soutien très important par ma famille et mes amies proches. C’est vraiment très important de trouver du réconfort et de ne pas rester seul.
    un-chien-de-reve.com boby malade

Mon défi 2017

Pourquoi je me lance un défi?

J’ai envie de me lancer un défi, car je trouve qu’en se donnant des challenges on se fixe un but, un objectif. Et le fait d’essayer chaque jour de réaliser l’objectif, cela nous permet d’évoluer plus rapidement dans la vie.

En effet, nous sommes vite pris dans notre routine de vie, et on ne se donne pas forcément le temps, ni les moyens d’atteindre nos envies.
Bien souvent, on rêve de faire quelques chose, mais on le remet sans cesse à plus tard, car nous n’avons pas le temps pour le réaliser. J’ai moi-même tendance à procrastiner, c’est à dire de sans cesse remettre à plus tard, et c’est quelque chose qui me déplait en moi.

Quel défi?

Depuis 1 an et demi environ, je vais à des cours de “sport plaisir” avec Kayla. Les cours sont tous les samedi, et j’essaie d’y aller le plus régulièrement possible.
Kayla est très appliquée, et c’est relativement facile de prendre du plaisir avec elle. Kayla est une chienne calme, qui écoute, et qui s’amuse dans le sport plaisir.

Le sport plaisir est une discipline qui s’est développée en Suisse. Il y a divers obstacles à franchir, ou à exécuter comme le travail du flair, l’adresse du chien, le lien conducteur/chien, la conduite.

Sport plaisir un chien de rêve

Nous devions slalomer entre les piquets, le chien au pied, et sans parole


J’aimerai beaucoup pouvoir pratiquer le sport plaisir avec Mya, mais c’est un exploit qui relève encore de l’improbable.
Actuellement, Mya vient aussi le samedi, et elle fait un ou deux petits exercices.
Elle adore aller sur le terrain, mais elle s’excite très très vite et c’est encore très compliqué d’avoir son attention.
Jusqu’à présent, Mya a fait des choses simples qui demandent très peu de concentration. Je ne me suis pas vraiment investie avec elle pour le sport plaisir.

Il faut dire que j’avais tellement d’autres choses à régler avant dans notre relation, et je n’étais pas mur pour travailler des exercices aussi précis.
Maintenant que nous commençons à avoir une chouette relation, je me lance le défi de pouvoir participer à un cours de sport plaisir EN ENTIER avec Mya et que nous soyons zen toutes les deux.

Bien sur, il va falloir quelques étapes avant d’y arriver et cela ne va pas se faire du jour au lendemain, j’en ai bien conscience.

Actuellement, à la maison, je peux lui demander des petits exercices qu’elle arrive à faire. J’essaye toujours de faire des sessions très courtes, et lui demander seulement 1 ou 2 fois l’exercice.
Un exemple d’exercice:  Je lui demande de s’assoir, et d’attendre. Je m’éloigne un peu et reviens la féliciter. 

C’est quelque chose qui peut vous sembler vraiment très simple comme demande, mais pour Mya, être assise et rester 3 secondes assise lui demande un effort considérable.
Au fur et à mesure qu’elle est capable de tenir la demande, je m’éloigne de plus en plus et rallonge le temps d’attente avant de la récompenser.
Si elle se lève entre temps, c’est que je suis allée trop vite et qu’il faut que je revienne à l’étape d’avant.

A la maison, j’ai réussi à ce qu’elle puisse se concentrer et se connecter à moi, mais malheureusement je ne pratique pas tous les jours et cela rallonge sans cesse les apprentissages que nous pourrions faire.

Mon défi 

Le défi général et final que je me fixe :

Je serai capable de participer à un cours de sport plaisir avec Mya, dans le calme et la bonne humeur, sans excitation pour Mya, ni énervement pour moi, d’ici  4 mois.

Pour atteindre cet objectif final, il va falloir le décomposer en plusieurs étape. Le premier objectif spécifique sera le suivant:

Je ferai une session de petits exercices dans la maison avec Mya, durant 5 à 10 minutes pendant une semaine. 

Je commence mon défi dans la maison, car c’est le lieu où Mya est la plus calme, et la plus à l’écoute. Il n’y a presque pas de distraction et elle peut se concentrer.
Dans une semaine, je viendrai vous raconter comment s’est déroulé cet objectif, si j’ai réussi à le tenir, et ce que cela m’a appris.

Le défi final, d’avoir une Mya calme et disponible pour participer à un cours de sport plaisir est un vrai challenge. Ces cours basés sur la relation entre le chien et son conducteur. Ce sont de formidable moment pour renforcer la confiance, le jeu, la relation, l’intelligence, la motricité du chien….
C’est un vrai challenge car cela va me demander beaucoup de concentration, de capacité à rester calme, de vivre le moment présent, et d’être à l’écoute de Mya.

Elle est tellement “explosive” qu’il faut savoir rester totalement maitre de ses émotions. La difficulté n’est pas que Mya réussisse les exercices, cela m’importe peu. La difficulté est que j’arrive à me gérer et à savoir arrêter à temps la session.

Car lorsque Mya s’excite, elle a tendance à me stresser et à m’énerver… et donc c’est communicatif, on s’auto-énerve, et ce n’est absolument pas constructif. C’est ça la base du problème.

Je me sens enfin prête à relever le défi. Alors c’est partiiiiiiii!!!!
Abonnez vous au blog, pour suivre notre évolution!

A bientôt,
Amélie

5 étapes vers l’harmonie

Nous, propriétaire de chien, souhaitons que notre chien soit heureux et épanoui dans sa vie
Que nous adoptions un chiot, qui a tout à apprendre de la vie, ou un chien déjà adulte avec un passé, généralement nous souhaitons vivre le plus paisiblement avec notre chien.
Il arrive parfois que le chien ait quelques habitudes, un défaut ou un “gros caractère”, qui met à mal la relation que nous avons avec lui.

Quand le chien, se met à aboyer sans cesse, à détruire les meubles, à grogner sur les autres chiens, ou être très peureux, très très actif, qui n’écoute rien, etc…. il y a autant de possibilité qu’il existe de chiens sur cette terre.

Et nous, Humain, sommes parfois déstabilisés par ce chien qui ne correspond pas à nos attentes.

Il y a 5 étapes qui m’ont guidé sur le chemin de l’harmonie:

1.  Prise de conscience et Remise en question du maître 

Je me suis retrouvée confrontée à Mya, ma chienne, qui me posait de plus en plus de souci, je raconte son arrivée dans ma vie dans la page “à Propos
J’ai été rencontré des difficultés auxquelles je n’étais absolument pas préparée. Jamais dans ma vie je n’avais eu une chienne réactive aux autres chiens (quand elle est en laisse), jamais je n’avais eu un chien qui a besoin d’autant d’activité physique, qui est incapable de se concentrer 2 secondes, une chienne qui tire sur la laisse à m’en déboîter le poignet, une chienne qui s’excite instantanément pour “rien” et qui a du mal à se calmer ensuite.

Elle m’a fait vivre un enfer, et j’ai pleuré durant de nombreuses soirées.
Je ne me sentais absolument pas capable de la gérer, elle me faisait peur, et je me sentais complètement incompétente…. Je n’avais plus aucun plaisir à m’en occuper et à la promener.
A coté de ça, à la maison, c’est un ange, elle ne détruit rien, et est relativement calme. Elle accepte tous les petits chiens que je promène et joue avec eux.
Malgré tout ce que je ressentais de négatif pour elle, je m’y suis attachée, je l’ai choisie, et je pense que les rencontres ne sont jamais des hasards. Les rencontres humaines ou animal, nous permettent d’évoluer, d’apprendre et de grandir…. c’est ce que je pense au fond de moi…

J’ai suffisamment d’expérience canine derrière moi, pour savoir qu’une relation peut toujours évoluer favorablement, mais pour cela, il faut savoir se remettre en question.

Durant toute la première année de notre vie commune, mes pensées envers Mya étaient extrêmement négatives. Un vrai cercle vicieux.
Car plus l’on ressent des émotions négatives et moins on a envie de s’investir dans la relation, et plus la relation se dégrade, et plus le chien nous énerve, et plus il s’enfonce dans ses comportements indésirables. C’est très insidieux, et au début on ne se rend pas compte que l’on glisse vers tant de négativité.

Un jour, Mya m’a fait terriblement peur, en voulant attaquer un chien dans la rue, totalement incontrôlable, à grogner de tout son corps, les crocs dehors, poils hérissés, à tirer et sauter comme une folle, pour la 3ème fois, elle me déboîtait le poignet…. j’ai eu tellement mal, tellement peur et tellement honte que j’ai hurlé de rage. Je ne voulais plus la voir, je ne pouvais plus la “sentir”. J’ai de la chance d’avoir ma maman, autant passionnée de chien que moi. J’ai appelé ma mère, et je lui ai demandé de venir chercher Mya.
Il fallait qu’elle parte, car sinon j’aurai pu lui faire du mal et je ne voulais pas. Ma mère a pris les deux chiennes durant quelques jours.

Cette dernière expériences négative m’a fait prendre conscience qu’il fallait absolument que je réagisse et que nous ne pouvions plus continuer ainsi.

Pour se remettre en question, il faut dans un premier temps

    • observer la situation 
        • Ecrire ce que l’on vit, ce que l’on ressent
        • Ecrire les évènements qui se produisent
    • Analyser la situation
        • Quel est le problème?
        • Que faut-il modifier ?
        • A-t-on besoin d’aide?
    • Agir et modifier la situation
      • Accepter la situation actuelle
      • Se fixer des objectifs
      • Réaliser ses objectifs

Une remise en question, c’est un cheminement personnel, qui vient du plus profond de nous. C’est quelque chose que l’on choisit de faire, qui parfois s’impose à nous. La remise en question est un processus long et douloureux, car toutes nos perceptions, nos croyances, nos habitudes vont s’en trouver bouleversées. Il faut aussi savoir lâcher prise, et accepter de se faire aider. On apprend également à mieux vivre le moment présent.
La prise de conscience qu’il y avait un problème dans ma relation avec Mya, et se remettre en question a été ma première étape vers le chemin de l’harmonie.

2. S’informer et se former    

Depuis toujours, instinctivement, j’éduquais mes chiens. J’ai vu ma maman faire avec les siens, mais jamais je n’avais lu de théorie.
J’avais déjà conscience de certaine chose, mais il me fallait de nouveaux outils pour comprendre ma chienne.

Pour faire évoluer ma situation, j’ai passé de nombreuses heures à lire des livres, des études sur les chiens, sur leur comportement, leurs interactions, etc…
Grâce à toutes mes lectures, visionnage de vidéo, discussion avec des professionnels de l’éducation canine, j’ai pu faire évoluer mes connaissances.

Quand quelque chose nous pose problème, il est toujours bon de trouver une solution. Souvent lorsqu’il y a un souci, c’est du au fait qu’il nous manque des connaissances ou des compétences. Il n’y a rien de mal à ça, nous avons toute la vie pour apprendre.

3. Une volonté d’évoluer POSITIVEMENT 

Pour atteindre un chemin paisible et harmonieux, il faut obligatoirement une attitude positive.

En modifiant ses pensées négatives vers un regard plus positif. Notre comportement est dicté par nos pensées.

Si tous les matins, on se réveille en pensant que la journée va encore être difficile, que le chien va faire des bêtises, qu’il va nous énerver, qu’on le trouve chiant et ingérable. Alors malheureusement la situation n’évoluera pas. C’est valable pour toutes nos situations de vie.

En restant dans un un état d’esprit négatif, un comportement destructeur, violent, agressif, le chien ne pourra pas trouver sa place au sein du groupe familial. Le chien restera toujours en état d’alerte, (mon humain peu s’énerver d’un instant à l’autre) ou pire, il se résignera, et vivra dans une déstresse acquise toute sa vie.
Le maitre aura peut être l’impression d’avoir un chien heureux, mais malheureusement ce n’est pas le cas.

L’humain est extrêmement doué pour tendre à des pulsions négatives et destructrices. C’est souvent la solution de facilité de se fâcher, de gronder, s’énerver. A part créer du stress et de la peur, ça n’aide en rien à la relation.
C’est un art de tous les jours d’être dans un état d’esprit POSITIF, de rester CALME, de réfléchir avant d’agir, de vivre dans le moment présent…

Nos chiens sont parfaits. Ils vivent le moment présent, ils aspirent au calme et à la tranquillité. Leur “mauvais” comportement nous indique qu’ils ne sont pas bien dans leur vie.
C’est nous qui avons des attentes envers eux, nous voulons qu’ils marchent en laisse sans tirer. Nous voulons qu’ils restent bien sagement à la maison sans rien détruire. Nous voulons qu’ils puissent être sociable avec les autres chiens, etc…
Nous leur imposons un rythme de vie, alors autant trouver un terrain d’entente agréable pour chacun.

4. L’équilibre du chien  

Pour atteindre une forme d’harmonie, il faut que tous les besoins du chien puissent être comblés.

Les chiens ont différent besoin, comme celui de se sentir en sécurité, d’avoir des moments de tranquillité, d’avoir assez à manger, de pouvoir faire ses besoins, d’avoir des interactions avec ses congénères.
Ils ont également besoin de courir, se défouler, ronger et mastiquer des objets, faire des trou, aboyer, de renifler des odeurs… activité sexuelle, travailler leur intelligence…. etc…

Tous les chiens ont plus ou moins besoin de toutes ces activités. Certain chien comme les bouledogues n’auront pas besoin de courir durant 3 heures par jour. Par contre un border collie, pour qu’il soit a peu près bien dans ses pattes, il a besoin d’être stimulé, au minimum 2 heures par jour, il aura aussi besoin de travailler avec sa tête, sinon il s’ennuiera vite.

Un chien qui n’a pas la possibilité d’assouvir tous ses besoins, va développer d’autres comportements. Il trouvera peut être une autre occupation comme ronger les meubles.

Le vétérinaire et comportementaliste belge, Dr Dehasse dit que 1 heure de masticage équivaut à 3 heures de balade environ.

A nous de trouver l’équilibre entre les temps de sortie en balade, les jeux avec les copains, les moments de calme…

Avec Mya, j’ai mis un long moment à trouver notre super rythme de croisière. Au début, je pouvais la sortir 30 minutes le matin, en laisse. 30 minutes à midi en laisse. Et une heure le soir en libre… mais ça n’allait pas vraiment.
J’ai donc modifié ma façon de fonctionner et maintenant nous faisons 1 heure en libre le matin, et  en fin d’après midi 45 minutes en laisse ou en libre.
Elle est beaucoup plus posée et calme depuis que lui propose cet horaire. Elle peut bien se défouler le matin et ensuite elle se repose.
Avant elle gardait en elle son trop plein d’énergie, et ça n’allait pas. 

J’ai aussi modifié ma façon de lui proposer des activités. Durant les balades, elle voulait sans cesse jouer à la balle. Elle en était dingue et ne vivait que pour sa balle. Au point où elle ne pensait même pas à faire ses besoins.
J’ai fini par apprendre que des chiens comme Mya, en lui lançant la balle, ça lui faisait monter son taux de cortisol (c’est une hormone) dans le corps.
Le cortisol monte, et ne redescend que quelques heures voir quelques jours plus tard. Et plus je lui lançais la balle, et plus son cortisol montait. Et bien sur, elle était intenable et ingérable.
Je pensais que je défoulais ma chienne en lui lançant sa balle. Mais en fait, c’était un peu comme une droguée, elle attendait sa dose de lancé pour se sentir bien.
Il a fallu plusieurs semaine pour qu’elle cesse de me tourner autour, dans l’espoir d’avoir sa balle. Ou dès que je mettais les mains dans les poches, elle devenait fofolle. Elle a fini progressivement par comprendre qu’il n’y aurait plus de balle et surtout plus aucun lancé. Elle a appris qu’elle pouvait renifler le sol, jouer avec ses copains chiens, se rouler dans la terre, être calme et détendue, à l’écoute.
Clairement, j’ai appris quelque chose avec cette histoire de cortisol et ma chienne a commencé à se transformer à ce moment là.      

5. Une bonne relation 

Il n’y a pas tellement de miracle, le 5ème point qui me semble être important c’est celui d’arriver à créer une bonne relation avec son chien. En lui donnant envie de nous écouter. En trouvant la super motivation qui fait que le chien a envie d’être avec nous.

Créer une relation sur la confiance, le jeu, la complicité et non pas sur un rapport de force, de contrainte, de peur. Je ne dis pas qu’il faut être à 100 % parfait, mais il faudrait que la majeur partie de nos interactions avec le chien se passe de façon positive. Nous avons tous nos moments de fatigue, où l’on perd patience et où l’on s’énerve.

Ce qui compte vraiment, c’est d’en avoir conscience et d’avoir envie de créer une bonne relation.

Ce 8 août 2017, cela fera 2 ans que Mya partage ma vie… et cela fait seulement quelques semaines que nous avons enfin pu développer une bonne relation. Cette nouvelle relation se développe petit à petit, nous commençons enfin à toucher du doigt ce semblant d’harmonie qui me tient tant à coeur!!

Il faut vraiment croire en nous-même. Nous pouvons tous changer notre façon de penser et de fonctionner non? Qu’en pensez vous?
Laissez moi un petit commentaire, ça permet de faire connaissance.

A bientôt,
Amélie

L’Harmonie

Qu’est ce que l’harmonie?

Définition du Larousse : État des relations entre des personnes ou dans un groupe humain, qui résulte de l’accord des pensées, des sentiments, des volontés.

Les chiens ne sont pas des personnes, mais ce sont des êtres vivants, dotés d’émotions, d’envie, d’un caractère et tout autant de chose qui font de lui un être unique. Je considère que mes chiens font entièrement partis du groupe familial, dans lequel je recherche l’harmonie.

Vivre en harmonie avec son chien, voudrait donc dire que l’humain et son chien s’accordent parfaitement. Qu’ils sont sur la même longueur d’onde, qu’ils savent s’ajuster l’un à l’autre, qu’ils s’aiment et se respectent mutuellement.
L’harmonie est une question d’équilibre, où chacun doit trouver sa place, son rôle, vivre le moment présent et avoir la possibilité d’exprimer son être sans nuire à l’autre.

Mon chien Boby, était un Golden Retriever croisé Berger Blanc Suisse, un chien magnifique, il ne laissait personne indifférent tant par sa beauté que par son être. Il était doux, patient, généreux, coquin, joueur.
Nous avions une relation fusionnelle. Je vivais pour lui, il vivait pour moi. Nous avions atteint un niveau d’harmonie indéfinissable.
En un regard, nous nous comprenions, plus besoin de mot, ni de geste. Il était incroyable. Mon entourage me disait souvent, que Boby comprenait tout ce que je lui disais.
Je n’ai pas eu besoin de travailler sur notre relation, sur notre complicité, tout se faisait naturellement. Et plus les jours passaient et plus cette harmonie était présente et se ressentait autour de nous.

Parfois c’est très simple d’atteindre cette harmonie, sans même se rendre compte, sans avoir aucune attente dans la relation, et chacun s’accorde… Et d’autre fois, il est beaucoup plus difficile de vivre en harmonie avec son chien, car la vie nous réserve bien des surprises, et nous offre des situations pour nous faire progresser.

Lorsque nous adoptons un chiot ou un chien, nous avons des attentes, nous espérons qu’il sera comme ci ou comme cela… et nous ne sommes pas préparés à vivre autre chose que ce que nous imaginons ou connaissons.  Et c’est bien souvent là que le bât blesse, car le chien n’est pas comme nous voudrions qu’il soit et l’harmonie a du mal à venir.
A la place, nait parfois de la frustration, de l’énervement, de la colère, de la tristesse, de la crainte. Crainte de ne jamais arriver à vivre sereinement avec ce chien qui ne correspond pas à nos attentes.

Les chiens sont d’excellant révélateurs de personnalité. Ils viennent chercher au plus profond de nous nos failles. Je pense sincèrement que le chien n’est jamais en cause d’un défaut d’harmonie. Il vit le moment présent et cherche à satisfaire ses envies.  Je pense cela car j’ai l’occasion d’observer et de vivre au quotidien avec divers chiens, à commencer par les deux miennes Kayla et Mya.

Mya a eu deux familles d’accueil en France, la première famille vit dans Paris sans aucune possibilité de faire des promenades en libre et sans aucun jardin. Mya est une chienne très très très vive, qui a besoin de se dépenser énormément, qui était réactive en laisse. L’expérience de famille d’accueil s’est révélé être un enfer et Mya a du changer en urgence de famille.

La seconde famille d’accueil, vit à la campagne, entourée de champs, avec un jardin et plein plein de chien. Mya pouvait donc faire des balades sans jamais être mise en laisse, et je pense qu’elle était une chienne pleine de vie et sans aucune frustration, elle se plaisait dans cette famille, pour qui vivre avec Mya était un plaisir.

Et finalement Mya arrive chez moi, à l’époque j’avais un jardin, je me retrouve avec une chienne pleine d’énergie mais elle peut se défouler toute la journée au jardin à jouer avec ses copains chiens, elle reste agréable à vivre.
Les choses se sont gâtés lorsque j’ai du rendre mon jardin. Car soudainement Mya n’avait plus cette possibilité de jouer 5 à 6 heures par jour dehors, et a du se contenter de nos 2 petites heures de balades quotidienne… et là, les ennuis ont commencé.
Un jardin ne résout absolument pas les problèmes, mais clairement il est d’un grand secours, car il permet au chien de bouger beaucoup plus librement qu’en intérieur, et il ne remplace en rien les balades.
Je me suis donc retrouvée avec une chienne remplie d’énergie, incapable de se poser, d’être sans cesse en mouvement, intenable en laisse, qui réagit face aux autres chiens crescendo.
A chaque rencontre de chien dans la rue son attitude se détériorait. Je vous l’avoue elle m’a fait vivre un enfer certain jour. J’ai même fini par avoir peur de la sortir, peur qu’elle me fasse tomber, car elle m’a déplacé trois fois mon poignet en tirant très fort. J’ai beaucoup pleuré et je me sentais complètement incompétente et dépassée face à elle.
Aucune harmonie entre nous, clairement, aucune communication, j’avais beaucoup de mal à lui apprendre quoi que ce soit. Les apprentissages étaient presque impossible. Nous nous sommes enlisées dans un cercle vicieux, de frustration, colère, énervement, incompréhension. Certains jours, j’en suis arrivée à la détester tellement elle m’avait fait mal.
En réalité, ce n’est pas contre elle que je ressentais ces énergies négatives, mais bien contre MOI-MÊME.

Et pourtant, je l’ai voulu ma Mya, et il était hors de question d’envisager de la replacer. Le problème ce n’était pas ELLE, c’était MOI.
J’avais vécu une histoire incroyable avec Boby, j’étais encore en plein deuil lorsque Kayla et Mya sont arrivées et clairement j’avais des attentes impossible envers elle.
Je voulais qu’elles soit parfaites comme Boby l’était, je voulais cette complicité, cette relation tellement fusionnelle.
C’était à moi d’évoluer et de trouver un équilibre entre les sorties, les rencontres canines, les apprentissages, les temps de repos, les jeux et d’accepter mes chiennes juste pour qui elles sont, et non pas pour la relation que j’aurai voulu avoir avec elles.

Cette harmonie qui parfois est innée dans une relation, doit parfois se travailler, se gagner. C’est à nous humain d’accepter nos failles, de modifier nos pensées et nos comportements afin d’atteindre un chemin de vie plus paisible.

Et toute la raison de mon blog est là… comment atteindre ce chemin de vie paisible et harmonieux?

Et vous? Quelle relation avez-vous avec votre chien?
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Amélie